PsychoBiologie - Hormones & Emotions

31/12/2024

Comprendre les Boussoles de notre Corps & notre Esprit.

Niveau de lecture : Psychobiologie du modèle


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Hormones & Émotions

PsychoBiologie du Lien, de la Sécurité et de la Transformation


L'alexithymie est le probleme est une difficulté à identifier, différencier, exprimer et traiter ses émotions, ou parfois celles d'autrui ; souvent accompagnée d'un style cognitif concret et « orienté vers l'extérieur ». Ce trait de personnalité a d'abord été identifié parmi des patients présentant des symptômes psychosomatiques, puis chez la moitié, environ, des personnes autistes, puis souvent associée à des troubles de l'humeur, à l'abus et à la dépendance à des substances, à certains troubles de l'alimentation et/ou de la personnalité (trouble de la personnalité limite notamment). (wiki)

La majeure partie des gens sont alexithymiques car ils sont tellement dissociés, conditionnés, qu'ils ne savent plus ressentir et avoir donc de la pitié : cela devient des être sans pitié, où la cruauté règne. Il est primordial de savoir de quoi on parle quand le sujet c'est la vie, et la vie, ca se ressent, elle ne se fantasme pas.


Regardez cette video, j'ai retranscrit -  Julien RENAULT IFS Centre 

C'est un spécialiste du modèle qu'on appelle Infernal Family System et qui est fantastiques pour se comprendre car c'est vraiment TRES PRECIS., Foncez :)

Émotion signifie « mettre en mouvement », l'émotion est une réaction face à un élément déclencheur qui sert à nous dire / prévenir que quelque chose : la joie, la peur, la tristesse, la colère, la surprise et le dégoût, elles-mêmes déclinées en émotions secondaires. La gamme des émotions est très large. Et toutes ont un sens et une histoire qui leur sont propres. Il est essentiel d'être à leur écoute pour les reconnaître et mieux les gérer mais aussi mieux comprendre les autres et réagir de façon adaptée. Il faut savoir que la plupart des animaux ressentent les émotions, les mammifères bien sûr mais pas que, les poissons aussi et d'autres.

Les émotions sont soit agréables ou désagréables mais elles ne sont pas positives ou négatives, neutres, bien ou mal, elles n'ont ni valeur morale ou sociale. Avoir une émotion neutre est un non-sens. Mais plusieurs émotions peuvent s'opposer pour créer une impression de neutralité.



En tant qu'Être-Vivant & Espèce Social, 

les Emotions & l'Empathie sont Primordiales.

  • La joie sert à nous dire quand quelque chose nous sied.
  • La tristesse sert à accueillir le deuil pour nous calmer et pouvoir plus facilement passer à autre chose.
  • La colère sert à nous dire qu'il y a une limite de notre intégrité qui a été franchie : il faut repousser.
  • Le Dégoût sert à nous prévenir d'un danger pour le rejeter (ex : quelque chose de toxique).
  • La Surprise nous prends à parti, on ne sait plus comment réagir, c'est un reboot. Soit on va être soit on va être Etonné, et c'est là qu'on Apprend. Soit on va être Choqué : ça peut aller jusqu'au trauma. Le Choc et le trauma est un lourd baggage de Peur. 
  • Et la Peur sert à évaluer le danger, attaque / fuite / soumission / sidération.


(sur)Vivre, c'est s'adapter ou mourir.

Agir c'est bien, savoir ce que l'ont fait, c'est mieux. Il faut savoir que nous avons une mémoire émotionnelle génétique comme les animaux dangereux.

Une émotion ignorée va grossir : l'angoisse va venir, c'est la peur.

On ne peut pas duper nos émotions : les drogues dissimulent les sensations pas l'émotion et ne résolvent rien, pas plus que l'éducation, le contrôle, ou le déni.

En présence d'un environnement toxique, elles finiront par être abimée. On n'applique pas un schéma intellectuel à une émotion pour la régler, et donc ni le déni, ni l'éducation coercitive, ni les divertissements, ni le contrôle.

Donc non on ne ferme pas les yeux, on ne se dit pas « ça va passer », on ne fait pas comme si elle n'existait pas, ou que « ça ne se fait pas ».

Une émotion ne se contrôle pas, elle se régule.

Tout comme une hormone.




D'où vient cette idée, ce mensonge du contrôle des émotions ?


Culturellement, nos pros de la pensée (philosophes, penseurs) placent le cortex et ses fonctions comme pièces ultime de l'évolution des espèces. Dans la course à la dominance sociale, le penseur n'étant que rarement doué à autre chose qu'à penser, place tout naturellement sa capacité d'abstraction, sa pensée, comme le bien le plus précieux et le plus utile à nos sociétés (ce seraient des vaches qu'ils placerait leurs capacité digestives en avant, mais là, c'est le cortex), reléguant nos émotions à de viles instinct animal et leur corps, à un simple outil, un simple mécanisme tout bon à produire. C'est L'objectivisation : la déshumanisation.

Ainsi, notre conditionnement social culturel nous pousse à écarter, à contrôler nos bestiales émotions sous le poids de la « haute pensée ». Notre éducation, notre culture, nos croyances ont toute en commun la maitrise et le contrôle de nos émotions. Le tout porté par la dominance sociale, bien aisée de couper à la racine, notre sens le plus développé pour contester l'autorité. Et donc on nous apprend très tôt à nier l'évidence de nos émotions parce que ça arrange bien tout le monde.

Le contrôle est un conditionnement : un apprentissage soit direct où on nous a interdit d'exprimer nos émotions, nos ressentis, soit indirect, où une fois nos émotions exprimées, nous nous sommes sentis rejeté. Dans les 2 cas le résultat reste le même : pour notre sécurité, une émotion doit être contrôlée. Et donc pour le reste de notre vie nous allons donc réprimer nos émotions.

Tout démarre par une émotion simple : comme la peur, due à un stimuli extérieur provoquant un instinct de fuite. Cette émotion à peine ressentie va être, comme on nous l'a appris, écraser par le cortex : par des diversions, des pensées, des croyances, et comme on refuse d'écouter cette émotion, elle va grossir. Puis cela va générer d'autres émotions secondaires comme la tristesse ou la colère, la tristesse de me rendre compte que je ne m'écoute pas, et la colère contre mon conditionnement. Ces émotions multiples vont générer d'autres pensées, d'autres contrôles etainsi de suite, comme un millefeuille, et notre psychisme devienne le lieu d'une bataille entre émotion et conditionnement en un tout incroyablement complexe, qui finira tôt ou tard, par de l'angoisse : de la Peur. Mais à aucun moment dans ce processus, je vais analyser la cause de mon émotion, ni m'intéresser à sa solution.


Contrairement à la régulation qui s'inscrit dans le présent. Norte émotion apparait, elle est observée par notre cortex qui va l'interroger. L'émotion indique un problème et sa solution automatique. Le cortex va vérifier le problème : est-il fondé ? est-il un problème du présent, ou la résurgence traumatique d'un passé ? Puis il va interroger la solution, vérifier si c'est la meilleure et la comparer à d'autres solution, puis enfin, passer à l'action.

Une émotion n'est donc jamais un problème :

c'est le meilleur chemin pour trouver la solution.




Les 5 lois des émotions :

  • Pas d'émotion sans action
  • Seule une action va calmer une émotion
  • Une émotion est forcément agréable ou désagréable
  • Une émotion ignorée va grossir
  • On n'applique pas un schéma intellectuel à une émotion



Il est important de ne pas se laisser écraser ou dominer par ces émotions car elles peuvent biaisés notre regard. Dans ce cas, en effet, l'émotion devient préjudiciable, celle-ci ne joue plus son rôle de signal d'alarme, mais se transforme en émotion pathologique : c'est la Peur qui même à l'apathie ou l'antipathie. Et ainsi, les émotions peuvent être biaisés par un nos schémas de défense égotiques qui ne sont pas du tout appropriés, nous avons alors un comportement immature : Narcissique / égocentrique.


Ceci est le principe du fonctionnement de la Binarité / la Dualité propre au conditionnement.

Il existe des émotions que nous ressentons tous, sans toujours savoir les nommer.

Des sensations délicates, entre la joie et la nostalgie, entre la paix et le manque.

Elles se glissent dans nos silences, nos regards, nos souvenirs, mais la langue ne leur a jamais offert de nom.

C'est pourquoi certains auteurs, artistes et penseurs ont inventé leurs propres mots.

Des termes comme Gnossienne, Meralys, Lypha ou Thalen, nés d'un courant poétique et émotionnel apparu sur Internet, inspiré du projet The Dictionary of Obscure Sorrows de John Koenig, un écrivain qui cherche à donner un nom aux émotions humaines oubliées.

Ces mots sont nés du besoin de dire ce qui ne se dit pas.

De mettre des lettres sur des sensations trop fines pour les dictionnaires.

De donner une voix à ce que nous ressentons profondément, mais que le langage ordinaire ne sait pas exprimer.

Si nous ne les connaissons pas, c'est parce que notre culture a réduit les émotions à quelques-unes: joie, peur, colère, tristesse.

Pourtant, entre ces pôles existent des milliers de nuances.

Ces mots les révèlent, comme des éclats de vérité.

Ils nous rappellent que ressentir n'est pas une faiblesse, mais une forme d'intelligence.

Et mettre un mot sur ce que l'on ressent, c'est déjà commencer à guérir.

Ressentant > Reconnaissant > Guérissant


Les Hormones, 

équivalent des Emotions au niveau Physique



🌱 Introduction 

— Le Corps Pense avant les Mots

Les émotions ne sont pas uniquement des états psychologiques.
Elles sont l'expression vécue de régulations biologiques en cours.

Le corps ajuste en permanence :

  • son niveau d'énergie,

  • son rapport au danger,

  • son ouverture au lien,

  • sa capacité d'action ou de retrait.

Les hormones participent à cette régulation. Elles ne créent pas directement les émotions, mais modifient le terrain physiologique dans lequel celles-ci apparaissent.

Autrement dit :

👉 les émotions sont la perception consciente d'un état d'équilibre ou de déséquilibre biologique.

La psychobiologie étudie précisément ce point de jonction entre corps, expérience et relation.


🌞 1. Les Hormones comme Systèmes d'Adaptation

Chaque grande famille hormonale correspond à une fonction adaptative du vivant :

  • dopamine → orientation vers l'action et la motivation

  • ocytocine → lien, confiance, attachement

  • sérotonine → stabilité, régulation de l'humeur

  • endorphines → apaisement et tolérance à la douleur

  • adrénaline / cortisol → mobilisation face au danger

  • testostérone / œstrogènes / progestérone → positionnement relationnel, énergie et reproduction

Ces systèmes ne sont ni bons ni mauvais en eux-mêmes.
Ils deviennent problématiques lorsqu'ils restent bloqués dans un mode d'adaptation unique.

Une physiologie saine est une physiologie capable de circuler entre ces états.



🌗 2. Cercle Vertueux & Cercle Vicieux

Les schémas présentés distinguent deux dynamiques principales :

🔴 Cercle vicieux — carence affective / insécurité

Lorsque le système nerveux perçoit le monde comme menaçant :

  • augmentation du cortisol,

  • hypervigilance,

  • diminution de la confiance,

  • rigidification des pensées,

  • difficulté d'empathie.

Le cerveau cherche alors à contrôler plutôt qu'à relier.

La personne peut entrer dans :

  • dépendance,

  • évitement,

  • agressivité,

  • ou retrait émotionnel.

Le problème n'est pas moral mais physiologique : le système reste bloqué en mode survie.

🌕 Cercle vertueux — sécurité / attachement sain

Lorsque le lien et la sécurité sont présents :

  • augmentation de l'ocytocine,

  • meilleure régulation du stress,

  • curiosité,

  • créativité,

  • coopération.

La pensée devient plus complexe et moins défensive.

Le système peut alors apprendre et transformer l'expérience au lieu de la répéter.


☯️ 3. Hormones & Polarités Relationnelles

Les schémas montrent que certaines dynamiques biologiques influencent le rapport à l'autonomie et à l'attachement.

Par exemple :

  • une testostérone élevée favorise l'orientation vers l'action et l'indépendance,

  • des niveaux plus élevés d'ocytocine et d'œstrogènes favorisent le lien et la coopération.

Cependant ces tendances ne sont pas fixes ni strictement liées au sexe biologique.

Un point important souvent oublié :

👉 la biologie change avec le contexte relationnel.

On observe par exemple que :

  • le taux de testostérone chez les hommes diminue lors de la parentalité active,

  • particulièrement lors des soins directs aux enfants.

  • les cycles des femmes se synchronisent

Ce phénomène favorise :

  • la patience,

  • la protection,

  • l'attention au lien plutôt que la compétition.

La physiologie s'ajuste à la fonction sociale et affective.

Cela montre que les hormones ne déterminent pas un comportement ; elles accompagnent une adaptation.


🌞 4. NeuroPhysiologie & Perception du Monde

Le système nerveux interprète en permanence l'environnement selon trois états principaux :

  1. sécurité → ouverture, exploration

  2. danger → mobilisation, défense

  3. menace extrême → figement, dissociation

Chaque état modifie :

  • la production hormonale,

  • la perception du temps,

  • la qualité de la pensée,

  • la capacité relationnelle.

Ainsi, une personne en stress chronique ne perçoit pas le monde de la même manière qu'une personne en sécurité physiologique.

La réalité vécue change avec l'état biologique.


🧠 5. PsychoBiologie & Mémoire

Les émotions sont aussi des mémoires corporelles.

Un stress répété peut entraîner :

  • une hypersensibilité au danger,

  • une anticipation négative,

  • une difficulté à sortir de certains schémas relationnels.

Inversement, des expériences répétées de sécurité peuvent progressivement reprogrammer la réponse physiologique.

La transformation psychologique passe donc aussi par le corps.


🌳 6. Santé : Equilibre Dynamique et Non Etat Idéal

La santé psychobiologique n'est pas un état permanent de calme ou de bonheur.

Elle correspond à :

  • la capacité de ressentir,

  • de traverser une tension,

  • puis de revenir à un état d'équilibre.

Autrement dit :

👉 la santé est la capacité de retour à la cohérence.

Un système sain peut être stressé, mais ne reste pas bloqué dans le stress.



🌞 7. Lecture des Schémas

Les tableaux présentés doivent être compris comme des cartes de lecture et non comme des classifications fixes.

Ils montrent :

  • comment une même énergie biologique peut conduire soit à la coopération soit à la domination,

  • comment la sécurité favorise la complexité cognitive,

  • comment la carence affective peut rigidifier les comportements.

Le passage d'un état à l'autre n'est pas moral mais fonctionnel : il dépend des conditions internes et relationnelles.


🌱 Conclusion 

— Le Corps comme Langage du Vivant

Les hormones et les émotions ne sont pas opposées à la conscience.
Elles en constituent le support biologique.

Comprendre la psychobiologie permet de sortir d'une lecture culpabilisante des comportements pour revenir à une compréhension plus globale :

le vivant cherche en permanence à retrouver un équilibre, c'est l'Homéostasie.

Lorsque le corps retrouve la sécurité, la pensée et la relation peuvent à nouveau évoluer, c'est l'Harmonie.


Les pleures réduisent hormonalement l'agressivité normalement. 

A part dans un monde sans pitié...

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