Co-Naissances : ProCréation & Education

01/02/2026
*C'est par vous que peut s'arreter la fin du trauma transgenerationnel - stupide - t'es mauvais - je t'aime* - source inconnue, dm for credit
*C'est par vous que peut s'arreter la fin du trauma transgenerationnel - stupide - t'es mauvais - je t'aime* - source inconnue, dm for credit

Sortir de la Reproduction de l'Aliénation pour Offrir le Cadeau de la Vie.

Pour la fin du Trauma TransGénérationnel du Fardeau de la Survie.


La Naissance est la Création Physique.
La Connaissance est la Création Psychique.

enfant victime d'inceste pour etre auditionné à l'assemblée nationale : 

whatsapp @Incesticide +336 99 01 11 12



🙈 Introduction 

— Le point aveugle de nos sociétés

Nos sociétés prétendent protéger l'enfance, tout en organisant méthodiquement sa mise sous contrainte.
De la naissance médicalisée à l'éducation institutionnelle, une même logique traverse les siècles :
👉 adapter l'enfant au système, plutôt que adapter le système au vivant.

Ce texte sert à nommer les structures qui produisent la violence, afin de pouvoir enfin les transformer. Que chacun puisse prendre ses responsabilités.



🤖 I. Le Trauma de la Conception à la Naissance : Entrer dans le Monde sous Contrôle


Naissance, médicalisation et violences normalisées

La naissance est le premier seuil de la vie consciente.
Or, dans la majorité des hôpitaux occidentaux, elle se déroule dans des conditions profondément déshumanisantes :

  • salles stériles, froides, bruyantes,

  • éclairage artificiel agressif,

  • séparation immédiate mère–enfant,

  • position allongée sur le dos, non physiologique.

Cette position n'est pas choisie pour le bien-être de la mère, mais pour la commodité du regard médical.
Historiquement, elle s'est imposée à partir de l'époque moderne, notamment avec l'obstétrique de cour, où l'accouchement devenait un spectacle de pouvoir (on attribue souvent sa diffusion à la normalisation des accouchements royaux sous l'Ancien Régime, avant qu'elle ne se généralise par mimétisme social).

👉 Résultat :
la naissance devient un acte technique,
au lieu d'un processus vivant, sensoriel et relationnel.


Pratiques obstétricales et consentement

Certaines pratiques historiquement normalisées relèvent aujourd'hui d'une relecture éthique nécessaire :

  • Le "point du mari", acte consistant à resserrer le vagin après l'accouchement sans consentement éclairé, pour faire plaisir au mari pour une pénétration plus sérrée. Constitue une atteinte grave à l'intégrité corporelle et à la dignité des femmes.

  • La césarienne de convenance institutionnelle, lorsqu'elle est motivée par des impératifs d'organisation, de rentabilité ou de confort médical plutôt que par une nécessité vitale, pose la question du respect du rythme du vivant.

La naissance n'est pas un acte industriel ni un événement à optimiser :
c'est une transition majeure pour la mère, l'enfant et le lien à expérimenter.

Note : Le mot « césarienne » dérive du latin caesar, du verbe caedere (« couper », « inciser »), terme utilisé pour le nom d'une loi de la Rome antique, la Lex Caesarea, qui oblige à pratiquer une césarienne sur une femme enceinte morte ou sur le point de mourir.



La confiscation de la naissance par l'obstétrique masculine

L'obstétrique moderne s'est construite sur la dépossession du savoir féminin :

  • marginalisation des sages-femmes,

  • pathologisation du corps des femmes,

  • infantilisation des mères,

  • hiérarchisation médicale autoritaire.

Ce glissement n'est pas neutre :
il installe dès la naissance un rapport de domination, où la femme n'est plus sujet de son corps, et où l'enfant entre dans le monde sous contrainte.

👉 La violence obstétricale n'est pas une dérive individuelle :
c'est un fait structurel.



Accouchement, contrôle et médicalisation

L'interdiction historique — ou la forte dissuasion — de l'accouchement à domicile dans de nombreux pays occidentaux ne relève pas uniquement de préoccupations sanitaires.
Elle s'inscrit aussi dans un mouvement plus large de médicalisation, centralisation et contrôle du corps reproducteur des femmes, amorcé à partir de l'époque moderne, lorsque l'obstétrique est progressivement passée :

  • des sages-femmes aux médecins,

  • du savoir empirique féminin à l'institution masculine,

  • du domicile à l'hôpital.

Ce déplacement a eu pour effet de déposséder les femmes de la maîtrise de l'accouchement, de leurs rythmes, de leurs choix, et du devenir des éléments issus de leur propre corps, dont le placenta.


Vidéo humoristique sur la surmédicalisation des femmes.

Entre la "Crise de la Natalité"  & "l'Epidémie de Solitude masculine"

Conscience, Choix et Hypocrisie Politique

La baisse de la natalité et l'épidémie de solitude masculine en France n'est pas un "problème des femmes", mais un symptôme de lucidité.
Plus les femmes sont éduquées, autonomes économiquement et conscientes de leurs droits, moins elles acceptent de vivre dans des relations médiocres, violentes ou immatures, et moins elles font d'enfants par contrainte sociale.

La maternité n'est plus une fatalité ni une assignation : elle devient un choix éthique.
Or, ce choix entre en conflit direct avec un système politique et économique qui a historiquement considéré les corps féminins comme des ressources reproductives.

Lorsque le pouvoir parle de « réarmement démographique », il ne parle pas de soin, de justice sociale ou de protection de l'enfance.
Il parle de quantité, de main-d'œuvre future, de soldats potentiels, de consommateurs à produire.

Un "réarmement démographique" pour de la chair à canons.

👉 Une société qui refuse de garantir des conditions de vie dignes, égalitaires et non violentes ne peut exiger des femmes qu'elles continuent à enfanter pour elle.

La chute de la natalité n'est pas un effondrement :
c'est un refus conscient de perpétuer la violence.

Plus les femmes sont éduquées, et moins elles veulent faire d'enfants dans un monde en effondrement où toutes les violences augmentent. Si les femmes ne veulent plus se reproduire avec les hommes, ce sera la sélection naturelle pour arrêter la reproduction artificielle.

Les messieurs doivent vraiment se remettre en question si on veut aller vers l'évolution...


La Conception

La Qualité plutôt que la Quantité

La production d'ovocytes chez la femme


Les femmes naissent avec un nombre limité d'ovocytes, qui décline progressivement jusqu'à la ménopause. Cependant, certaines études récentes montrent que les ovocytes ont une meilleure résistance au vieillissement génétique que ce que l'on pensait auparavant. Par exemple, une étude a montré que les ovocytes humains résistent à l'accumulation de mutations génétiques au niveau mitochondrial avec l'âge, ce qui indique une stabilité génétique malgré le vieillissement.

La qualité du sperme chez l'homme

Contrairement à la femme, l'homme produit du sperme tout au long de sa vie. Mais cette production continue ne garantit pas une qualité constante. En effet, la qualité du sperme tend à décliner avec l'âge, notamment en raison de l'accumulation de mutations génétiques dans les cellules germinales mâles. Ces mutations peuvent augmenter les risques de maladies génétiques ou neurodéveloppementales chez l'enfant. Le sperme d'un père âgé présente un risque accru de mutations génétiques, ce qui peut avoir des conséquences sur la santé de l'enfant.

Conclusion

La vision classique paternaliste, qui privilégiait systématiquement un homme plus âgé et une femme plus jeune, est aujourd'hui rééquilibrée. La fertilité et la santé de la descendance dépendent d'un équilibre complexe entre la qualité ovocytaire et la qualité spermatique, toutes deux influencées par l'âge mais de façon différente. Les risques liés à l'âge du père sont désormais mieux reconnus et pris en compte car ils sont plus important que chez la femme.

Non, ce n'est pas *naturel* d'être en couple en un *vieux* et une *jeune*.

L'inverse serait déjà plus vrai pour une meilleure évolution de l'espèce.




🧪 Bébés éprouvettes et "enfants-médicaments"

Quand la technique dépasse l'éthique

Les progrès de la procréation médicalement assistée (PMA) ont permis de répondre à de réelles souffrances. Mais certaines pratiques posent des questions éthiques majeures.

⚠️ Enfants conçus comme moyens

Dans certains cas, des enfants sont conçus :

  • pour être compatibles génétiquement,

  • afin de prélever des cellules (sang de cordon, moelle),

  • pour soigner un frère ou une sœur malade.

Même si l'intention est de sauver une vie, le risque est réel :

  • instrumentalisation de l'enfant,

  • atteinte au principe fondamental : un enfant est une fin, pas un moyen,

  • confusion des places et dette existentielle implicite.

👉 La question centrale n'est pas technique, mais éthique :

Un enfant a-t-il été désiré pour lui-même,
ou pour la fonction qu'il remplit ?



🧪 Fécondation in vitro (FIV)

Quand la technique force ce que le vivant signale

La fécondation in vitro est née d'un désir compréhensible : donner la vie malgré l'infertilité. Mais elle révèle aussi un point aveugle de nos sociétés : la difficulté à entendre les limites du vivant. Dans de nombreux parcours de FIV, le corps — le plus souvent celui des femmes — est soumis à des stimulations hormonales lourdes, à des protocoles répétitifs, parfois à une pression psychique intense. Là où la nature indique une fragilité, une incompatibilité ou un contexte non favorable, la technique tend à forcer la reproduction coûte que coûte.

Or, biologiquement, l'infertilité n'est pas toujours un "dysfonctionnement à corriger" : elle peut être le signal d'un déséquilibre (stress chronique, pollution, trauma, conditions relationnelles ou sociales défavorables). Forcer la reproduction sans restaurer ces conditions revient à produire la vie dans un milieu qui n'est pas encore apte à l'accueillir.

👉 La question éthique n'est donc pas "peut-on techniquement ?" mais :

Dans quelles conditions humaines, émotionnelles et écologiques cette vie va-t-elle s'inscrire ?

La procréation consciente ne s'oppose pas à la technique ;
elle exige que la technique serve le vivant, au lieu de s'y substituer.


Naître, c'est aussi hériter d'un système de privilèges et de discriminations

Dès la naissance, chaque être humain reçoit une carte sociale non choisie, comprenant notamment deux caractéristiques naturelles, et deux caractéristiques culturelles :

  • un sexe assigné,

  • une couleur de peau perçue,

  • une nationalité,

  • un statut socio-économique.

Ces facteurs influencent l'accès aux droits, à la sécurité, à la reconnaissance et à la protection.

Reconnaître cette réalité ne vise pas à hiérarchiser les souffrances, mais à comprendre que l'égalité formelle ne suffit pas sans une justice consciente des conditions de départ.

On ne choisit pas de naître.
Mais une société consciente choisit de
ne pas ajouter de violence à cette naissance,
ni de nouvelles naissances dans un système de violence.


Excision et circoncision : les mutilations génitales culturelles

L'excision comme la circoncision sont des mutilations génitales non consenties pratiquées sur des enfants. Elles sont souvent justifiées par :

  • la tradition,

  • la religion,

  • l'hygiène,

  • ou la morale sexuelle.

Mais aucune justification culturelle ne peut effacer un fait fondamental :
un enfant ne peut pas consentir à une modification irréversible de son corps sexuel.

Ces pratiques traduisent une même peur :

  • peur du plaisir,

  • peur de l'autonomie corporelle,

  • peur du désir libre.

👉 Qu'on leur laisse leurs peaux,
pour qu'ielles jouissent égaux,
entre prépuce & clito !

Le respect du vivant commence par l'intégrité du corps



🐾 L'Empreinte de Naissance :

Mémoire précoce, Epigénétique et Conscience

L'être humain ne commence pas à exister psychiquement au moment de sa naissance.
Les conditions vécues avant, pendant et immédiatement après la naissance participent à la construction de sa sécurité intérieure, de sa physiologie et de sa relation au monde.

On parle d'empreinte de naissance pour désigner l'ensemble des expériences vécues :

  • durant les neuf mois précédant la conception (contexte émotionnel, relationnel et social des parents),

  • pendant la grossesse (stress, violences, sécurité, attachement),

  • durant les premiers mois après la naissance, période cruciale d'intégration.

Les recherches en épigénétique montrent que les stress, violences, carences ou sécurités vécus précocement peuvent influencer l'expression génétique, la régulation émotionnelle et la santé à long terme.

Comprendre d'où l'on vient permet de redonner du sens à ce que l'on ressent, sans culpabilité ni fatalisme.
Le silence, les tabous et les non-dits coupent les individus de cette connaissance fondamentale et entravent la capacité de réparation.

👉 Savoir n'est pas accuser.
Savoir, c'est se réapproprier son histoire.

Demander à vos parents comment c'était avant votre mémoire.




🕸️ II. Le placenta : organe du vivant, lien, mémoire et enjeux de pouvoir

Le placenta : un organe éphémère fondamental

Le placenta est un organe temporaire, créé par le corps de la mère et de l'enfant, qui assure pendant la grossesse :

  • les échanges nutritifs,

  • la protection immunitaire,

  • la régulation hormonale,

  • et un lien biologique direct entre la mère et le fœtus.

Biologiquement, il est riche en fer, hormones, facteurs immunitaires et nutriments, ce qui explique que, dans de nombreuses cultures traditionnelles, il soit :

  • soit enterré rituellement,

  • soit conservé symboliquement,

  • soit consommé par la mère (placentophagie), pratique observée chez tous les mammifères non humains et historiquement attestée chez l'humain dans certaines cultures.

Placenta, recherche et marchandisation du vivant

Aujourd'hui, le placenta est reconnu par la recherche biomédicale comme une source potentielle de :

  • cellules souches,

  • tissus,

  • facteurs biologiques d'intérêt thérapeutique.

Dans certains cadres réglementés, des placentas peuvent être utilisés à des fins de recherche, avec consentement explicite.
Cependant, de nombreuses critiques éthiques soulignent :

  • le manque d'information réelle donnée aux mères,

  • l'asymétrie de pouvoir entre institutions médicales et patientes,

  • la transformation progressive du vivant en ressource exploitable.

👉 Le problème central n'est pas la recherche en soi, mais l'absence de consentement libre, éclairé et conscient, et la logique extractive qui traite le corps comme un gisement plutôt que comme un sujet.


Restituer le sens : corps, choix et souveraineté

Dans une perspective de respect du vivant :

  • le placenta devrait être reconnu comme appartenant à la mère,

  • toute utilisation devrait relever d'un choix explicite,

  • et aucune norme ne devrait invalider les pratiques culturelles ou physiologiques non dangereuses.

👉 Ce n'est pas le placenta qui pose problème.
C'est la perte de souveraineté sur ce qui naît du corps.




🛑 III. Inceste & Incestuel

Deux réalités différentes, une même racine de domination


La frontière entre :

  • l'inceste (acte),

  • l'incestuel (climat, emprise, confusion des places)

est trop souvent niée.


🔴 L'inceste - l'acte

L'inceste désigne un acte sexuel (ou à caractère sexuel) commis :

  • par un adulte (ou un aîné en position d'autorité),

  • sur un enfant ou un mineur,

  • dans un cadre familial ou assimilé.

Il s'agit :

  • d'une violence sexuelle,

  • d'un crime,

  • d'une rupture explicite du consentement (qui est impossible chez l'enfant).

👉 L'inceste est factuel, pénal, identifiable.


🟠 L'incestuel - le climat

L'incestuel, en revanche, ne désigne pas forcément un acte sexuel.

Il désigne un climat relationnel caractérisé par :

  • la confusion des places (parent/enfant),

  • l'emprise émotionnelle,

  • la sexualisation implicite ou symbolique,

  • l'absence de frontières psychiques,

  • l'utilisation de l'enfant pour combler les manques de l'adulte.

Exemples :

  • confidences sexuelles ou affectives inappropriées,

  • enfant utilisé comme partenaire émotionnel,

  • jalousie parentale,

  • intrusion dans l'intimité,

  • obligation de loyauté affective.

👉 L'incestuel est structurel, psychique, souvent invisible,
mais tout aussi destructeur.


Pourquoi l'incestuel est si peu reconnu

Parce qu'il :

  • ne laisse pas toujours de traces visibles,

  • n'entre pas facilement dans le cadre pénal,

  • est souvent normalisé culturellement ("proximité", "amour parental").

👉 Pourtant, ses effets sont majeurs :

  • dissociation,

  • culpabilité chronique,

  • difficulté à poser des limites,

  • troubles de l'attachement,

  • reproduction transgénérationnelle.


Le lien entre inceste et incestuel

L'incestuel est le terreau.
L'inceste est le passage à l'acte.

Une société qui tolère l'incestuel :

  • crée les conditions de l'inceste,

  • puis nie sa responsabilité collective.

L'inceste est un crime.
L'incestuel est une culture.
Tant que la culture n'est pas nommée,
le crime se répète



🗣️ Le cas de L'Appel des 500 Mamans :

La Révolte des Mères Protectrices

En 2025, plus de 500 mères se sont unies dans un cri collectif contre l'impunité de l'inceste paternel, en lançant « l'Appel des 500 mamans » porté par le collectif Incesticide. Elles dénoncent une justice pernicieuse qui renvoie les enfants à leur agresseur, parfois avant même la fin d'une enquête, tout en criminalisant celles qui osent protéger leurs enfants.

Ces mères témoignent d'un système judiciaire qui les vilipende :

« Quand les mères portent plainte, le système judiciaire les refuse, et pires encore, place les enfants chez le père violeur, même en cas d'enquête en cours et de mise en examen. » 

Ce combat est aussi celui de la revictimisation institutionnelle : l'Appel demande la suspension du droit d'exercice de l'autorité parentale et des droits de visite pour tout parent mis en examen pour violences sexuelles incestueuses, tant que sa culpabilité n'est pas jugée.

Le soutien notable de personnalités comme Carla Bruni contribue à briser le silence imposé : en mai 2025, elle apporte son soutien public à cette cause avec force.

L'Appel des 500 mamans est bien plus qu'une pétition : c'est une dénonciation du système — un constat que ces violences ne sont pas des cas isolés, mais que la machine judiciaire structurellement les protège. Il s'inscrit, d'ailleurs, dans les remarques adressées à la France par le Comité contre la torture de l'ONU, qui, dans ses observations finales de mai 2025, critique le fait que dans de nombreux cas, des enfants victimes d'abus incestueux sont placés chez leur parent agresseur, tandis que les mères « protectrices » sont accusées d'aliénation parentale.

Ce cri des mères nous rappelle que le vrai combat ne se joue pas uniquement dans les codes, mais dans la conscience collective : il faut que la justice cesse de punir celles qui protègent, et commence à protéger celles qui osent parler.

📚 Références & sources

  • Rapport comparatif UE sur les SLAPP (European Commission / EU-CITIZEN) — étude sur les Strategic Lawsuits Against Public Participation et mise à l'agenda européen. European Commission
    (PDF — comparative study / EU-CITIZEN)

  • Étude Parlement européen / rapport 2023 sur les SLAPP — synthèse et recommandations (Open SLAPPs in 2022–2023). Parlement Européen

  • Conseil de l'Europe / recommandations & document de cadrage sur les SLAPP — textes et recommandations récentes sur la protection de la participation publique. Conseil de l'Europe

  • Affaires médiatisées (France) — cas Denis Baupin / Mediapart & relaxes : articles et couvertures qui montrent comment des plaintes en diffamation ont été engagées après des dénonciations publiques. (Ex. dossier Baupin — jugements et relaxes médiatisés).

  • Cas récents & justice française — décisions/analyses de la Cour de cassation et articles de doctrine sur la diffamation : lecture utile pour comprendre la jurisprudence actuelle. (Ex. décisions 2024–2025 sur la nécessité de précision des faits en matière de diffamation). Légifrance

  • Meta-analyse sur les fausses accusations (Ferguson & Malouff, 2016, Archives of Sexual Behavior) — estimation ~5% de cas avérés faux (ordre de grandeur académique, utile pour relativiser la crainte des "fausses plaintes"). SpringerLink

  • Cas récent (Gisèle Pelicot) — exemple de femme ayant enduré procédure et médias, puis actions juridiques / révélations publiques ; utile comme illustration contemporaine. 

+ c'est Grave & + il y a du Déni


Les institutions échouent gravement 
à protéger les enfants

  • prisons pour mineurs,

  • enfermement d'enfants lors de procédures administratives (OQTF),

  • placements traumatiques,

  • silence institutionnel.

  • corruption (affaire Epstein par exemple)

👉 L'enfant devient un objet administratif, non un sujet vivant.


📈 L'Essor de la PédoCriminalité : sexualisation, pouvoir et effondrement des limites

L'essor contemporain des violences sexuelles sur mineurs ne peut être compris sans analyser la sexualisation précoce, la marchandisation des corps et la confusion entretenue entre désir, domination et liberté.
Certaines approches pseudo-scientifiques du XXᵉ siècle ont contribué à banaliser la sexualité infantile en la décrivant sans cadre éthique clair, créant une zone grise dangereuse entre observation et normalisation. Notamment avec Alfred Kinsey.

À cela s'ajoute aujourd'hui l'impact des réseaux sociaux : exposition massive, accès facilité, asymétrie de pouvoir, anonymat.
👉 Le point commun n'est pas la sexualité, mais l'absence de consentement, de maturité et de protection.

La pédocriminalité n'est pas un "dérapage individuel" : c'est le symptôme d'une société qui a rompu avec la notion de limite protectrice.


Seuls des enfants psychiques dans leur corps d'adulte libidineux peuvent désirer des enfants.
Qu'iels soient physiques ou psychique
- incestueux ou incestuel.


Démystifier le Mythe de l'« Aliénation Parentale »

Le terme « aliénation parentale » a été popularisé dans certains milieux cliniques et juridiques pour décrire des situations où un enfant semblerait rejeter un parent après une séparation. Ce concept a parfois été utilisé pour minimiser ou dénier la réalité de violences parentales, en transformant la défense d'un enfant en preuve d'un "comportement pathologique".

👉 Ce qu'il est important de rappeler :

  • La majorité des situations où un enfant manifeste du rejet ou de la peur vis-à-vis d'un parent ne relèvent pas d'un refus irrationnel, mais d'une réponse adaptative à des signaux réels de danger, d'incohérence ou de violence.

  • Le rejet d'un parent par un enfant doit toujours être exploré avec soin, empathie et recherche des faits, et non réduit à une "aliénation" automatique.

  • Utiliser ce concept pour invalider la parole des enfants ou pour excuser des comportements abusifs est une forme de retournement de responsabilité qui peut aggraver les traumatismes.

👉 La véritable "aliénation" à déconstruire est celle qui nie le vécu de l'enfant, qui le fait taire, ou qui instrumentalise sa parole à des fins juridiques ou personnelles.

La question centrale n'est jamais : « Qui a manipulé qui ? »
Elle est : « Est-ce que l'enfant est en sécurité, et qu'est-ce qui protège ou fragilise son développement ? »
Le point d'appui doit être la sécurité, le consentement et la reconnaissance du sujet enfant, pas une théorie qui peut masquer des violences réelles.



ASE : Protection Affichée, Violences Documentées

Les institutions de protection de l'enfance ont pour mission de protéger, mais de nombreux rapports, témoignages et enquêtes ont mis en lumière :

  • des violences institutionnelles,

  • des placements instables,

  • des abus non détectés ou non traités.

👉 Le scandale n'est pas l'existence de dérives,
mais la difficulté structurelle à les reconnaître et les réparer.

Quand une institution nie la parole des enfants,
elle reproduit exactement ce qu'elle prétend combattre.


Acrasie : Vouloir le Bien mais Faire le Mal.



La "théorie des pots de yaourts" et la précarité des mères célibataires

La précarité des mères célibataires est souvent analysée sous l'angle moral ("choix individuels"), alors qu'elle relève d'une organisation sociale violente.
La "théorie des pots de yaourts" illustre cette absurdité : une mère doit prouver sa "bonne gestion" à travers des détails domestiques, pendant que le système ignore la charge mentale, affective et structurelle. Les pères passent leur argent dans des biens solides : appartement, voiture... tandis que les mères achètent les consommables : les courses, les fournitures, les médicaments... 

En cas de séparation, madame n'a alors plus rien. Monsieur a donc l'appartement et la voiture dans lesquels il a pu investir.

👉 On ne reproche pas aux pères absents d'avoir déserté,
mais aux mères présentes de ne pas être parfaites.

Cette logique transforme le soin en faute, la maternité en épreuve, et l'enfant en variable économique, et précarise les mères et les enfants d'autant plus.




🌱 IV. Maturité Physique - Hormonale & Maturité Psychique - Emotionnelle

La Naissance est la Création Physique.
La Connaissance est la Création Psychique.


Deux seuils différents, une responsabilité commune

Le corps humain atteint une maturité physique relativement tôt :
les organes reproducteurs deviennent fonctionnels, les hormones permettent la fécondation, la grossesse, la naissance.
👉 Cette maturité rend la reproduction biologiquement possible.

Mais la maturité psychique suit un autre rythme.

Elle correspond à la capacité :

  • de ressentir sans être débordé,

  • de désirer sans prendre ni céder,

  • de jouir sans domination ni fuite,

  • d'habiter pleinement son corps et le contexte.

La maturité psychique permet une sexualité consciente, où le plaisir n'est pas une compensation, mais une présence.
C'est elle qui donne la capacité d'Être, plutôt que de combler un manque.

👉 C'est aussi cette maturité qui permet de discerner :

  • si l'environnement est sain,

  • si les conditions matérielles, affectives et relationnelles sont réunies,

  • si l'on est capable de garantir soin et protection à un enfant à venir.

La reproduction peut se produire sans maturité psychique.
La procréation consciente, elle, ne le peut pas.

La maturité ne se mesure pas à la capacité de faire un enfant, mais à la capacité de lui offrir un monde habitable.


Un clip bien fait, une initiation, sur les orphelins spirituels


Physique : les Hormones, âge et santé de l'enfant

Ce que dit la biologie

La santé d'un enfant dépend aussi de facteurs biologiques liés à l'âge des parents, et il est important de les nommer sans tabou ni jugement.

👨‍🦱 Côté paternel

Contrairement à une idée répandue, l'âge des hommes n'est pas biologiquement neutre :

  • la qualité du sperme diminue avec l'âge (fragmentation de l'ADN spermatique),

  • les mutations de novo augmentent,

  • les risques de complications augmentent (troubles neurodéveloppementaux, certaines pathologies).

Par ailleurs, l'implication affective des pères a un effet biologique mesurable :

  • l'investissement parental est associé à une diminution de la testostérone,

  • favorisant des comportements de soin, d'attachement et de protection.

👉 Biologiquement et relationnellement, la maturité affective compte autant que l'âge chronologique.

👩‍🦰 Côté maternel

Les femmes naissent avec un stock fini d'ovocytes, constitué in utero.
En bonne santé :

  • ces ovocytes sont biologiquement définis dès la naissance,

  • la qualité dépend fortement de la santé globale, du stress et de l'environnement,

  • la grossesse est un processus hautement sensible aux conditions émotionnelles.

👉 Cela rappelle une évidence souvent niée :
le corps féminin n'est pas défaillant par nature, il est vulnérable aux violences structurelles.


Les Hommes, les Pères, et la Testostérone

Des études montrent que :

  • la testostérone diminue chez les hommes investis dans le soin parental,

  • la paternité engagée modifie positivement la biologie masculine.

👉 La domination n'est pas "naturelle".
👉 Elle est culturelle et traumatique.

La glorification de la virilité agressive est un symptôme d'immaturité émotionnelle collective.


Sachant que la chute de cheveux provient d'un surplus de testostérone, est ce qu'il est de trop de dire que si les hommes s'occupaient plus du vivant, de leurs enfants, alors ils perdraient moins leurs cheveux ? ... 😌




💬 V. Le Mythe de "l'Instinct Maternel"


Une construction culturelle, pas une loi biologique

L'"instinct maternel" est souvent présenté comme une évidence naturelle, innée, exclusivement féminine. Pourtant, l'histoire, l'anthropologie et la psychologie montrent autre chose.

👉 Ce qui est universel, ce n'est pas un instinct genré,
👉 c'est la capacité de soin liée au niveau de conscience et de sécurité intérieure.

Quelques faits historiques simples :

  • Dans les classes bourgeoises européennes (XVIIe–XIXe siècles), les mères confiaient systématiquement leurs nourrissons à des nourrices, parfois pendant plusieurs années.

  • La proximité maternelle n'était ni idéalisée ni considérée comme nécessaire.

  • La survie et l'éducation des enfants reposaient sur des réseaux féminins, familiaux ou communautaires, pas sur une mère isolée.

👉 L'idée de la "mère naturellement dévouée" apparaît surtout :

  • avec la médicalisation de la maternité,

  • la moralisation chrétienne du sacrifice féminin,

  • puis l'idéologie bourgeoise de la femme au foyer.

Ce n'est pas la biologie qui impose l'instinct maternel.
C'est la culture qui l'exige.


Le soin n'est pas féminin : il est ConScient

Dès qu'un être est :

  • en sécurité,

  • non dominé,

  • non traumatisé,

il développe naturellement des comportements de soin, de protection et d'attention.

👉 Le soin est une fonction de la conscience, pas du sexe.

C'est pourquoi :

  • des hommes peuvent être d'excellents parents,

  • des femmes peuvent ne pas vouloir ou ne pas pouvoir l'être,

  • des communautés entières peuvent porter les enfants ensemble.

Le mythe de l'instinct maternel sert surtout à :

  • isoler les mères,

  • déresponsabiliser les pères,

  • naturaliser une charge imposée.


🧬 Lien direct avec Ma Matrice du Sens de la Vie

Dans ma matrice :

  • la reproduction contrainte appartient aux règnes dominés par la survie,

  • la procréation consciente émerge avec la conscience morale.

👉 La transmission saine correspond au passage du mammalien traumatisé à l'humain conscient.

Quand la conscience est absente :

  • la vie se reproduit.
    Quand la conscience est présente :

  • la vie se choisit.

Il n'existe pas d'instinct maternel.
Il existe une conscience du soin
— ou son absence.


🧱 VI. La Base PsychoSomatique du Trauma TransGénérationnel

 La naissance : fusion, vulnérabilité et absence de frontières

À la naissance :

  • l'enfant n'a pas conscience de lui-même,

  • son ego est embryonnaire,

  • il vit une fusion psychique avec sa mère.

Il ne se perçoit pas comme un individu séparé.
Il ressent le monde à travers le corps et l'état émotionnel de celle qui le porte.

👉 Toute insécurité, violence ou stress maternel est directement intégré par le système nerveux de l'enfant.


Le rôle essentiel du père / des figures tierces

Pour sortir de cette fusion, l'enfant a besoin :

  • de figures tierces stables (père, co-parents, adultes du groupe),

  • qui lui permettent de comprendre que :

    • sa mère est sa mère,

    • mais aussi une femme,

    • une partenaire,

    • une personne distincte.

C'est ce que résume l'expression :

"Il faut un village pour élever un enfant."


Or, dans les sociétés patriarcales :

  • les hommes sont absents (guerre, travail forcé, colonisation),

  • ou présents mais violents,

  • ou émotionnellement indisponibles.

👉 L'enfant n'a plus de médiation symbolique pour comprendre les relations.


Violence conjugale, mimétisme et neurones miroirs

Les enfants apprennent par imitation, via les neurones miroirs.

Lorsqu'un enfant voit :

  • une femme rabaissée,

  • une mère violentée,

  • une domination normalisée,

il apprend inconsciemment :

  • comment on traite les femmes,

  • comment on traite l'amour,

  • comment on exerce le pouvoir.

👉 Ce n'est pas une transmission idéologique.
👉 C'est une imprégnation neurologique.

La violence devient alors :

  • soit reproduite,

  • soit intériorisée,

  • soit retournée contre soi.


Différences : Narcissique & Psychopathe - Les Neurones Miroirs

Les psychopathes et les narcissiques réagissent de la même manière car ils en sont au même point structurellement : des immatures psychiques.

  • Pour le psychopathe, le problème est physiologique, il n'a pas les connexions nécessaires à l'empathie, c'est un problème naturel et culturel. C'est un handicap dans une société saine, devenu privilège dans une société toxique comme la nôtre.
  • Pour un narcissique, il ne les a pas encore fait pousser, c'est un problème culturel.

L'empathie se cultive grâce aux neurones miroirs qui se développent par mimétisme.

On reproduit ce qu'on a vu,
car on ne peut pas donner ce qu'on n'a pas.

Seulement, les narcissiques ainsi que les psychopathes peuvent apprendre à bien se comporter si et seulement si ils vont avoir des dommages de leurs actions. Si ils vivent dans une rétribution positives à commettre de la violence, ils n'ont aucun intérêt à changer : ils faut qu'ils se sentent concernés car le mal qu'ils font leur retombera dessus pour apprendre la morale / l'éthique / la justice.

Et ainsi les neurones se développent mieux par le jeu, car on stimule ses réflexes et sa curiosité. C'est le principe de la gamification - le ludique.

* Point important : on peut dire que toutes les maladies mentales sont une nuance sur le spectre entre inconscient / conditionnement, et conscience.


Œdipe et Peter Pan : deux mots pour nommer l'Immaturité Psychique

Les notions de "syndrome d'Œdipe" et de "syndrome de Peter Pan" sont souvent utilisées pour pathologiser des individus, alors qu'elles décrivent surtout :

  • une immaturité affective,

  • une difficulté à reconnaître l'autre comme sujet séparé,

  • un refus d'assumer responsabilité et limites.

👉 L'enfant n'est pas le problème.
Le problème est l'adulte qui n'a jamais grandi émotionnellement.

Ces concepts deviennent dangereux lorsqu'ils servent à justifier des comportements au lieu de nommer la nécessité d'une maturation psycho-émotionnelle.

Et puis on va pathologiser des gens qui protègent les enfants par projection (ex : Michael Jackson qui essayait de dénoncer toute la violence et la propagande dans le marché de l'entertainment / le divertissement).

Une société qui nie le consentement à la naissance
fabrique des adultes incapables de respecter celui des autres.



La Théorie de l'Attachement : lire les schémas sans culpabiliser

La théorie de l'attachement montre comment nos premières relations façonnent nos comportements affectifs à l'âge adulte.
Elle permet de comprendre les dynamiques agresseur / victime sans les excuser.

Les grands profils

  • Attachement Evitant - Agresseur

    • Refus de la dépendance affective

    • Contrôle, froideur, domination

    • Souvent associé aux profils agresseurs

    • Le lien est vécu comme une menace

  • Attachement Anxieux - Victime

    • Peur de l'abandon

    • Hypervigilance, sur-adaptation

    • Typique des victimes de violence

    • Le lien est vital mais instable

  • Attachement Désorganisé - Confus

    • Alternance peur / attachement

    • Confusion, dissociation

    • Fréquent chez les personnes ayant subi des violences précoces

    • Le lien est à la fois refuge et danger

  • Attachement Sécure - Sain, Respectueux

    • Confiance, autonomie, réciprocité

    • Capacité à poser des limites

    • Fondement de la maturité psychique

    • Le lien est un espace de croissance

👉 Une société qui produit massivement des attachements insécures
fabrique mécaniquement de la violence relationnelle.

C'est ce qu'on nomme la Fabrique du Consentement.


Dépression, addictions et violence chez les jeunes : 

le continuum de la violence

La hausse spectaculaire de la dépression, des addictions et des comportements violents chez les jeunes n'est pas une crise individuelle :
c'est un effondrement systémique du lien.

  • Les jeunes filles présentent des taux record de dépression, d'anxiété, de troubles alimentaires et d'automutilation.

  • Les jeunes garçons montrent une augmentation préoccupante des violences, des passages à l'acte et des conduites à risque.

Ces phénomènes ne sont pas opposés : ils forment un continuum de la violence.

👉 Ce qui ne peut pas être exprimé devient :

  • violence retournée contre soi (dysphorie : dépression, addictions),

  • ou violence projetée sur les autres (xénophobie : agressions, domination).

Une société qui :

  • nie le consentement,

  • banalise la brutalité,

  • valorise la performance plutôt que le soin,

fabrique des jeunes sans boussole émotionnelle, livrés à eux-mêmes qui préfèrent fuir dans des mondes d'illusions.




🪬 VII. Désir, Plaisir et Responsabilité


Désir Conscient vs Désir Compensatoire

Le désir peut naître :

  • soit d'une plénitude,

  • soit d'un manque.

👉 La maturité consiste à distinguer les deux.

  • Le désir compensatoire cherche à réparer une blessure.

  • Le désir conscient cherche à partager une présence.

Créer la vie à partir d'un manque,
c'est transmettre ce manque.


Plaisir, Consentement et Maturité

La sexualité consciente :

  • ne prend pas,

  • ne force pas,

  • ne cède pas.

Elle implique :

  • une présence au corps,

  • un respect du rythme,

  • une conscience du contexte.

👉 Le plaisir devient alors :

  • un langage,

  • un lien,

  • une responsabilité


Tableau comparatif

ProCréation : Consciente / Reproduction : Contrainte



🤺 VIII. Adultisme et VEO 

- la violence devenue norme éducative


L'adultisme : une domination invisible

L'adultisme est la croyance implicite que :

  • l'adulte sait,

  • l'enfant doit obéir,

  • la contrainte est éducative.

Cette idéologie traverse la famille, l'école, la justice, la médecine.


Quid des VEO ?

L'acronyme « VEO » est la Violence (physique, psychologique ou verbale) utilisée envers les enfants dans une intention Éducative (pour leur « bien », pour qu'ils aient un « bon comportement »), culturellement admise et tolérée, dans tous les lieux et tous les milieux ; elle en devient alors « Ordinaire ».

Nous trouvons dans le registre des VEO :

  • les violences physiques : fesser, gifler, mettre des « petites » tapes sur les mains, secouer, tirer les oreilles, bousculer, pousser, priver de nourriture…
  • les violences psychologiques : punir, culpabiliser, faire du chantage, menacer, priver d'affection, menacer d'abandonner l'enfant…
  • les violences verbales : crier, insulter, se moquer, humilier…

La VEO regroupe donc tous les moyens violents que les adultes (parents ou professionnels) utilisent pour faire obéir l'enfant et changer son comportement. La VEO se transmet ainsi de génération en génération : les parents reproduisent ce qu'ils ont vécu lorsqu'ils étaient enfants et pensent ainsi donner « une bonne éducation » à leur enfant. Notre société est marquée par certaines croyances erronées selon lesquelles « l'obéissance et les châtiments corporels seraient des principes éducatifs ». Ces « principes éducatifs » sont le fruit d'une méconnaissance du développement cognitif et affectif des enfants. Certains parents et éducateurs interprètent donc, à tort, les comportements de leur enfant (en les qualifiant notamment de « caprices ») et il est très répandu de croire qu'un enfant deviendrait un « enfant-roi » si les parents ne le punissent pas quand il se « comporte mal ».

Cependant, de nombreuses études ont prouvé les méfaits de la VEO sur la santé et l'inefficacité de celle-ci sur les comportements de l'enfant. La VEO augmente le risque de développer des troubles psychologiques (tels que l'anxiété ou la dépression) et des troubles somatiques divers (tels que les pathologies cardiaques, auto-immunologiques ou cancéreuses). Elle accroît aussi le risque de développer des comportements agressifs ou d'en subir.

Les conséquences de la VEO sont considérables. Elles constituent une question de santé publique parce qu'elle est encore très largement employée : 85 % des parents reconnaissent avoir recours à la fessée (71,5% à des « petites gifles »). La moitié des enfants sont frappés avant l'âge de 2 ans, et les trois quarts avant l'âge de 5 ans (étude menée par l'OVEO (Observatoire de la violence éducative ordinaire) en 2017).

Remettre en cause l'éducation de nos propres parents peut être difficile et douloureux. Nous pouvons avoir le sentiment de leur manquer de respect ou encore ressentir de la colère à l'idée qu'ils aient été violents. Néanmoins, il est important de comprendre qu'il est possible d'éduquer un enfant sans violence. Le changement dans notre manière d'éduquer ne sera pas immédiat et il n'existe pas de recette miracle. Toutefois, en changeant notre regard sur l'enfant et en comprenant les différentes étapes de son développement, nous pourrons changer de paradigme. Il est nécessaire de se questionner sur notre histoire et notre relation avec nos propres parents, mais aussi sur la relation que nous souhaitons développer avec nos enfants. Il est surtout essentiel de se reconnecter à nos émotions et à notre empathie. Ce processus exigera nécessairement du temps et de l'énergie, mais il permettra à nos enfants de grandir sans violence.

stopveo.org


Les VEO institutionnalisées

Des figures fondatrices de la pédagogie moderne ont explicitement promu la violence éducative :

  • Luther Emmett Holt (1894) : pédiatre américain qui recommandait l'ignorance des pleurs, The car and feeding of Children.

  • John B. Watson (1928) : fondateur du Behaviourisme, qui prônait une éducation froide, sans affection, Psychological car of infant and child.


Les chiffres sont sans appel :

  • 85 % des parents ont recours à la violence éducative au moins une fois par semaine (OVEO, 2017),

  • 1 enfant sur 2 est frappé avant 2 ans,

  • 3 enfants par classe subissent des violences sexuelles chaque année (CIIVISE),

  • environ 160 000 enfants victimes de violences sexuelles par an en France.

👉 Ce n'est pas un accident.
👉 C'est un système de dressage.



L'Institution

L'école moderne repose sur des postulats faux :

  • immobilité,

  • obéissance hierarchique,

  • performance abstraite,

  • primat du quantitatif.

Aucun être vivant n'est fait pour rester assis 8 heures par jour, encore moins un enfant.

Puis on pathologise :

  • la curiosité (TDAH),

  • le mouvement,

  • la divergence.

Plus les études sont longues, plus il devient difficile de remettre en question le système :
👉 la méritocratie sert de rationalisation à la domination.



Adultisme ordinaire : l'exemple du quotidien

L'adultisme ne se voit pas seulement dans les violences extrêmes.

Exemple révélateur :
la suppression des wagons enfants dans les trains, remplacés par des wagons "silence" ou "sérénité". Tandis que les wagons pour les enfants ont été supprimé il y a plusieurs dizaines d'années. 

👉 Le message est clair :
l'enfant dérange, et doit s'adapter au confort des adultes.
Sans se préoccuper du confort de l'enfant.



Féminisme récupéré et aliénation généralisée

Le féminisme a été en partie récupéré par les pervers pour :

  • intégrer les femmes au marché du travail,

  • intensifier la consommation,

  • confier les enfants toujours plus tôt aux institutions.

👉 Ce n'est pas une libération.
👉 C'est une double aliénation : des femmes et des enfants.

Il faut comprendre ce qu'est le vrai féminisme pour éviter de croire la propagande fasciste qui traitent les féministes de "féminazis".

On pourrait aussi parler des problèmes de difficulté de trouver une crèche ou une nourrice. Et on compte alors beaucoup sur les grands-parents. Ce qui rend les mères celibataires touojours plus précaires.



VEO ↔ Trauma ↔ Société adulte


La boucle de reproduction patriarcale

Violence éducative

Trauma non reconnu

Dissociation / contrôle / soumission

Normalisation de la domination

Institutions coercitives

Violence éducative suivante


👉 Briser la boucle, c'est :

  • reconnaître la violence,

  • réparer tôt,

  • protéger l'enfant,

  • accompagner les adultes.


Rappeler systématiquement que

Comprendre ≠ Excuser

mais

Comprendre = Pouvoir de Réparer


Cycle Pervers & Cycle Sublimateur



🌱 IX. Les Alternatives Vivantes

Elles existent déjà. Ces modèles fonctionnent parce qu'ils respectent le vivant tel qu'il est :

🏡 Maisons de naissance

Espaces à taille humaine où la naissance est considérée comme un processus physiologique, soutenu par des sages-femmes. Peu de places disponibles.
On y privilégie la continuité relationnelle, le respect du rythme, l'autonomie de la mère.

👩‍⚕️ Sages-femmes autonomes (suivi gynécologique)

Approche globale du corps féminin, moins invasive, plus attentive à l'écoute, à la prévention et à l'autonomie des femmes.

🏫 Écoles démocratiques

Les enfants participent aux décisions qui les concernent.
On y apprend la responsabilité, la coopération et la confiance plutôt que l'obéissance.

🌲 Écoles dans la forêt

Apprentissages par l'expérience, le mouvement et le contact avec le vivant.
Le corps, les sens et la curiosité sont au cœur du développement.

❄️ Éducation nordique

Respect des rythmes biologiques, importance du jeu libre, du collectif et du bien-être émotionnel.

🧩 Méthode Montessori

Environnement préparé pour favoriser l'autonomie, la concentration et le plaisir d'apprendre sans contrainte.

🎮 Gamification de l'Apprentissage

Utilisation du jeu comme moteur naturel de l'engagement, de la curiosité et de la persévérance.

🗣️ Communication Non Violente - Respect des rythmes biologiques

Apprendre à communiquer avec assertivité : la capacité d'exprimer ses sentiments et d'affirmer ses droits, tout en respectant les sentiments et les droits des autres. La communication assertive consiste à exprimer de façon claire et directe des sentiments et besoins aux autres, sans pour autant chercher à les frustrer ou à les offusquer, de façon intentionnelle. Bien que le comportement assertif soit naturel chez certaines personnes, cette habileté peut être apprise. Les gens qui ont maîtrisé cette capacité à être assertif ont la possibilité de réduire les niveaux et les fréquences de conflits interpersonnels dans leurs vies, réduisant ainsi une source importante de tension.

👉 Toutes ces approches ont un point commun :
elles font confiance au vivant plutôt que de chercher à le contraindre.


La violence éducative n'est pas une fatalité.
Elle est le produit d'un monde en carence de sens, de soin et de justice.

Offrir le Cadeau de la Vie,
ce n'est pas posséder un enfant,
c'est garantir les conditions de sa liberté future.

Réparer la société commence avant la naissance,
et se joue dans la manière d'accueillir, d'écouter et de transmettre.

Ouverture naturelle

👉 Éducation consciente
👉 Droits de l'enfant comme sujet
👉 Fin des VEO
👉 Transmission sans domination
👉 Justice restaurative dès l'enfance



🏫 Grille d'audit des institutions éducatives

Pose ces questions simples :

  1. L'enfant peut-il dire non sans être puni ?

  2. Le corps de l'enfant est-il respecté ?

  3. Les émotions sont-elles accueillies ou sanctionnées ?

  4. Les adultes reconnaissent-ils leurs torts ?

  5. Y a-t-il des espaces de réparation ?

  6. Les frontières relationnelles sont-elles claires ?

  7. Le rythme biologique est-il respecté ?

👉 ≥ 3 "non" = institution à risque traumatique.

Reconnaître l'incestuel,
abolir les violences éducatives,
réparer les traumas précoces,
ce n'est pas "idéologique".
C'est le minimum vital pour une société consciente.


⚖️ X. Encadré Ethique 

- Désir, Consentement & Avortement


• Consentement & Conditionnement

Une société profondément conditionnée à la domination, au silence des victimes et à la normalisation des violences perd la capacité collective à reconnaître le consentement réel.

Lorsque des violences systémiques sont minimisées, excusées ou retournées contre les victimes, cela révèle une immaturité collective du rapport au consentement, pas une faute individuelle isolée.

Beaucoup de personnes ont grandi dans des contextes où :

  • les limites n'étaient pas respectées,

  • la parole des victimes était disqualifiée,

  • la violence était banalisée ou justifiée.

Cela crée des sociétés où le consentement est confondu avec :

  • l'adaptation,

  • la résignation,

  • la survie.,

👉 La majorité de vies commencent dans des contextes où le consentement des femmes n'a pas été pleinement reconnu, et où la transmission du trauma est massive.

Cette réalité impose plus de soin, pas plus de jugement.


• Désir d'enfant ≠ Droit à l'enfant

Il est essentiel de distinguer deux choses souvent confondues :

  • Le désir d'enfant est humain, légitime, intime.

  • Le droit à l'enfant n'existe pas.

Un enfant n'est :

  • ni un objet de réparation,

  • ni une réponse à un manque,

  • ni une réussite sociale,

  • ni une compensation de la solitude ou de l'angoisse.

👉 Le seul droit fondamental est celui de l'enfant à naître :

  • droit d'être désiré pour lui-même,

  • droit d'être accueilli comme sujet,

  • droit de ne pas porter la dette existentielle de ses parents.

On peut accompagner le désir d'enfant
sans transformer l'enfant en dû.


• L'enfant comme sujet, non comme moyen

Dans une approche alignée avec la ConScience du Vivant, un principe doit être central :

Tout enfant est une fin en soi, jamais un moyen.

Cela implique :

  • le refus de toute instrumentalisation reproductive,

  • la vigilance face aux pratiques où l'enfant est conçu pour une fonction (thérapeutique, affective, sociale),

  • la reconnaissance du préjudice psychique potentiel, même en l'absence de violence physique.

Une société consciente :

  • protège l'enfant avant même sa naissance,

  • évalue les pratiques reproductives à l'aune du respect du sujet à venir,

  • privilégie la prévention, le soin et la réparation plutôt que la contrainte technique.

👉 La légalité ne suffit pas à fonder la légitimité.
👉 La justice commence là où le vivant est reconnu comme sujet.

Donner la vie n'est pas un acte technique.
C'est une responsabilité relationnelle, éthique et civilisationnelle.


 Le Droit à l'Avortement

Forcer une femme ou une enfant à mener à terme une grossesse qu'elle n'a pas choisie constitue une violence fondamentale.
La procréation n'est éthique que lorsqu'elle est consciente, consentie et responsable.

Le consentement ne peut exister ni sous contrainte, ni sous conditionnement, ni dans un contexte de violence, de dépendance ou de domination. Lorsqu'une grossesse résulte d'un viol, d'un inceste, d'une pression sociale, religieuse ou économique, il n'y a pas de consentement possible : contraindre à la maternité revient alors à prolonger la violence initiale.

La valeur d'une femme — comme celle d'un homme — n'est jamais définie par sa capacité à procréer, mais par sa capacité à prendre soin de la vie : la sienne, celle des autres, et celle du monde. Procréer la vie ne signifie pas nécessairement enfanter ; cela signifie créer des conditions de sécurité, de respect, de justice et de prospérité pour le vivant.

Reconnaître le droit à l'avortement, ce n'est pas nier la valeur de la vie :
c'est refuser que la vie commence dans la contrainte, la peur et la dépossession.

My Body = My Choice
La procréation consciente respecte l'enfant comme sujet,
non comme solution à un problème.
- 🕯️ Principe Ethique Agdistys


📜

XI

La Charte Universelle

de la Transmission

La transmission commence avant les mots.
Elle s'opère par l'état intérieur des adultes.

Tout enfant a droit à une naissance, une éducation et un environnement qui respectent son intégrité physique, psychique et relationnelle.

Engagements clés

  • Respect du corps et du rythme de l'enfant

  • Refus de toute violence éducative

  • Reconnaissance de l'enfant comme sujet, non propriété

  • Garantie de frontières claires (anti-incestuel)

  • Priorité au soin, à la sécurité et à la réparation


Principes Fondamentaux :

  • Aucun enfant ne doit porter la réparation psychique de ses parents.

  • La parentalité implique une maturité émotionnelle minimale.

  • Le soin est une responsabilité collective, jamais isolée.

  • Toute violence conjugale est une violence éducative indirecte.

  • Un enfant est désiré pour ce qu'il est, non pour ce qu'il répare.

  • Le désir d'enfant n'efface jamais le devoir de protection.

  • La sexualité consciente respecte le corps, le consentement et le contexte.

  • La technique ne remplace jamais la maturité psychique.

  • L'environnement (affectif, social, écologique) fait partie de la responsabilité.

Principes Vivants - Eduquer sans Aliéner

  • La curiosité n'est pas un trouble

  • Le mouvement est un besoin vital

  • Le jeu est un mode d'apprentissage

  • L'erreur est un processus, pas une faute

  • L'autorité saine protège, elle ne domine pas

  • La transmission se fait par l'exemple, pas par la peur

  • Le soin précède la norme

On élève un enfant en créant les conditions où il peut se développer sans se trahir.
Créer la vie engage bien au-delà de l'instant de la conception.


Préambule
Transmettre la vie est un acte sacré.
Toute transmission engage une responsabilité envers le corps, la psyché, l'environnement et les générations futures. 

Article 1 — Consentement

Aucune transmission — biologique, éducative, culturelle ou symbolique — ne peut être légitime sans consentement réel, éclairé et libre de toute contrainte. La tutelle n'aliene pas : elle apprend à faire valoir tes Droits & respecter tes Devoirs. D'autant ainsi pousser ta Liberté d'Expression & ton droit de Consentir, Justement.

Article 2 — Soin et Protection

Transmettre implique l'obligation de garantir :

  • sécurité physique,

  • sécurité émotionnelle,

  • respect de l'intégrité corporelle,

  • reconnaissance des besoins fondamentaux.

Article 3 — Non-instrumentalisation

Aucun enfant ne peut être :

  • un objet de réparation,

  • un outil contre la solitude,

  • une preuve de valeur sociale,

  • un capital affectif ou symbolique.

Article 4 — Maturité

La capacité biologique à procréer ne suffit pas.
La transmission exige une maturité psychique, incluant :

  • responsabilité,

  • conscience de soi,

  • capacité à poser des limites,

  • aptitude à reconnaître l'autre comme sujet.

Article 5 — Rupture des cycles traumatiques

Toute transmission doit viser à interrompre, et non reproduire, les cycles de violence, de domination et de silence.

Article 6 — Droit au refus

Refuser de transmettre — par la non-parentalité, l'avortement ou d'autres choix — est un acte légitime lorsqu'il protège la vie, la dignité et l'équilibre du vivant.

Article 7 — Transmission élargie

La transmission ne se limite pas à l'enfantement :
elle inclut l'éducation, le soin, la création, la protection du vivant et la transmission de valeurs justes.


🌱 Accueillir la vie sans la forcer

Accueillir la vie, ce n'est pas lutter contre le réel,
c'est le rendre habitable.

Cela suppose :

  • réparer ses propres blessures,

  • sortir des injonctions sociales,

  • ralentir,

  • reconnaître ses limites,

  • accepter que parfois, ne pas procréer soit un choix conscient.

👉 La fécondité ne se mesure pas seulement en naissances,
mais en capacité à prendre soin.


Charte internationale du Consentement, de la Transmission et de la Protection du Vivant

(version juridique – institutionnelle – internationale)

Préambule

Considérant que la dignité humaine repose sur la reconnaissance du corps, de la conscience et de l'intégrité psychique ;
Considérant que toute violence exercée sur le corps ou la conscience constitue une atteinte au vivant ;
Considérant que la transmission — biologique, éducative, culturelle ou symbolique — engage une responsabilité intergénérationnelle ;
Il est proclamé la présente Charte.

Article 1 — Principe de dignité du vivant

Tout être humain, dès sa conception et tout au long de son existence, possède une dignité inhérente, indépendante de son sexe, de son origine, de sa capacité reproductive, de son statut social, de sa nationalité ou de son utilité perçue.

Article 2 — Consentement libre et éclairé, enthousiaste

Le consentement constitue une condition préalable et indispensable à tout acte engageant le corps, la reproduction, la parentalité ou la transmission.

Le consentement ne peut être considéré comme valide lorsqu'il est obtenu :

  • sous contrainte physique, psychologique, sociale, économique ou institutionnelle ;

  • dans un contexte de violence, de dépendance ou de conditionnement ;

  • en l'absence d'information claire, loyale et accessible.
    Mentir, c'est Trahir. 

Article 3 — Droit à la non-procréation

Nul ne peut être contraint à procréer, à mener une grossesse à terme, ou à assumer une parentalité non choisie.

Le droit à l'interruption volontaire de grossesse constitue une garantie fondamentale de la dignité, de la santé physique et psychique, et de l'autonomie des personnes concernées.

Article 4 — Protection contre la violence reproductive

Toute pratique médicale, sociale ou culturelle visant à instrumentaliser le corps à des fins reproductives, économiques, symboliques ou idéologiques constitue une violence reproductive.

Cela inclut notamment :

  • les grossesses forcées,

  • les pratiques médicales non consenties,

  • les atteintes à l'intégrité corporelle post-partum,

  • l'exploitation reproductive sous contrainte.

Article 5 — Intérêt supérieur de l'enfant

Tout enfant a droit, avant et après sa naissance, à un environnement garantissant sécurité, soin, respect et protection.

Aucun enfant ne peut être considéré comme un moyen de réparation, de compensation affective, économique ou sociale pour un adulte ou une institution.

Article 6 — Responsabilité de transmission

La transmission engage une responsabilité morale, sociale et collective visant à interrompre les cycles de violence, de domination et de déni, et à favoriser l'émergence de générations capables de conscience, d'autonomie et de respect du vivant.

Article 7 — Droit à la connaissance des origines

Toute personne a le droit d'accéder aux informations concernant son histoire précoce, dans le respect de la vie privée, afin de comprendre son parcours, sa santé et son développement.


🧾 Résolution internationale 

– Droits reproductifs, naissance et consentement

Objet

Garantir que toute naissance, toute procréation et toute utilisation du vivant reposent sur un consentement libre, éclairé et non contraint, dans le respect de la dignité humaine.

Principes fondamentaux

  • Le corps humain n'est ni un outil, ni une ressource, ni un moyen de réparation sociale.

  • La maternité, la paternité et la naissance ne peuvent être imposées, directement ou indirectement.

  • La santé publique ne justifie jamais la dépossession du choix, seulement l'accompagnement.

Articles clefs (extrait)

  • Article 1 — Toute personne dispose d'un droit inaliénable à décider de sa reproduction.

  • Article 2 — Le consentement est nul s'il est obtenu sous pression économique, sociale, religieuse ou institutionnelle.

  • Article 3 — Le droit à l'IVG est un droit fondamental lié à l'intégrité physique et psychique.

  • Article 4 — Les éléments biologiques issus du corps (placenta, tissus) appartiennent à la personne qui les a produits.

  • Article 5 — Nul enfant ne peut être conçu comme moyen (réparation, sauvetage, dette, statut).

👉 Finalité : prévenir la violence structurelle avant qu'elle ne devienne traumatique.


🌍 Déclaration des Droits du Vivant Transmettant

Préambule

La transmission de la vie n'est pas un acte technique, mais un acte éthique, relationnel et civilisationnel.

Droits fondamentaux

  • Droit à ne pas naître sous contrainte

  • Droit à ne pas être instrumentalisé (affectivement, économiquement, symboliquement)

  • Droit à une origine non violente

  • Droit à la mémoire de sa conception et de sa naissance

  • Droit à la protection plutôt qu'à la performance

Principe central

La valeur d'un être ne se mesure pas à ce qu'il produit,
mais à la qualité de soin qui lui a été donnée & qu'iel peut partager.

👉 Lien direct avec ma Matrice : quand la transmission est violente, la conscience se fragmente.


Charte Internationale 

du Consentement, 

de la Transmission et de la Protection du Vivant

(Version juridique – civilisationnelle – universelle)

Préambule

Considérant que la dignité du vivant repose sur l'intégrité du corps, de la psyché et de la conscience ;

Considérant que toute société se définit par la manière dont elle protège ses membres les plus vulnérables, en particulier les femmes, les enfants et les générations futures ;

Considérant que la transmission de la vie — biologique, éducative, culturelle et symbolique — engage une responsabilité éthique intergénérationnelle ;

Considérant que la violence, la contrainte, le conditionnement et le déni du consentement constituent des atteintes graves aux droits fondamentaux ;

Il est proclamé la présente Charte.

Article 0 — Principe fondamental de ConScience

La ConScience est un état de faits, fondé sur la capacité à reconnaître le vivant, à protéger son intégrité et à assumer les conséquences de ses actes.

Toute norme, loi ou pratique qui nie cette reconnaissance constitue une violence systémique.

Article 1 — Dignité inaliénable du vivant

Tout être humain possède une dignité inhérente, indépendante de :

  • son sexe ou genre,

  • son origine ou couleur de peau,

  • sa nationalité,

  • sa capacité reproductive,

  • son statut social ou économique,

  • son utilité perçue pour la société.

Cette dignité ne peut être conditionnée, hiérarchisée ou instrumentalisée.

Article 2 — Consentement libre et éclairé

Le consentement constitue une condition préalable obligatoire à tout acte engageant :

  • le corps,

  • la sexualité,

  • la reproduction,

  • la parentalité,

  • la transmission éducative ou institutionnelle.

Le consentement est juridiquement nul lorsqu'il est obtenu :

  • sous contrainte physique, psychologique, sociale, économique ou institutionnelle ;

  • dans un contexte de violence, de dépendance, de peur ou de conditionnement ;

  • sans information claire, loyale et compréhensible.

Article 3 — Droit à la non-procréation et à l'avortement

Nul ne peut être contraint à procréer, à mener une grossesse à terme, ou à assumer une parentalité non choisie.

Le droit à l'interruption volontaire de grossesse constitue un droit fondamental lié :

  • à l'intégrité corporelle,

  • à la santé physique et psychique,

  • à l'autonomie morale.

Toute restriction de ce droit constitue une atteinte grave aux droits humains.

Article 4 — Protection contre la violence reproductive

Constituent des violences reproductives, notamment :

  • les grossesses forcées,

  • les viols conjugaux ou institutionnels,

  • les pressions natalistes,

  • les pratiques médicales non consenties,

  • les mutilations génitales,

  • toute instrumentalisation du corps à des fins idéologiques, économiques ou symboliques.

Ces pratiques sont incompatibles avec une société fondée sur la dignité et le consentement.

Article 5 — Intégrité du corps et souveraineté biologique

Tout élément issu du corps humain (placenta, tissus, cellules, données biologiques) appartient de plein droit à la personne concernée.

Toute utilisation médicale, scientifique ou industrielle nécessite un consentement explicite, libre et révocable.

Le corps humain ne peut être réduit à une ressource exploitable.

Article 6 — Intérêt supérieur de l'enfant

Tout enfant a droit :

  • à une naissance non violente,

  • à un environnement garantissant soin, sécurité et protection,

  • à ne pas être conçu ou traité comme un moyen de réparation, de dette ou de profit.

La protection de l'enfance prime sur toute considération économique, idéologique ou institutionnelle.

Article 7 — Droit à la connaissance de son histoire

Toute personne a le droit d'accéder, dans le respect de la vie privée, aux informations concernant :

  • sa conception,

  • sa grossesse,

  • sa naissance,

  • ses premières conditions de vie.

La connaissance des origines est une condition essentielle de l'autonomie psychique et de la réparation des traumatismes.

Article 8 — Responsabilité de transmission

La transmission engage une responsabilité individuelle et collective visant à :

  • interrompre les cycles de violence, de domination et de silence,

  • favoriser la maturation psychique,

  • garantir des conditions de vie dignes aux générations futures.

La capacité biologique à procréer ne saurait se substituer à la maturité psychique requise pour transmettre.

Article 9 — Justice réparatrice et prévention

Les États et institutions ont l'obligation de :

  • prévenir les violences systémiques,

  • reconnaître les dommages causés,

  • mettre en œuvre des mécanismes de justice réparatrice,

  • garantir l'accès à la protection, au soin et à la parole des victimes.

Article 10 — Principe de non-régression

Aucun recul des droits garantis par la présente Charte ne peut être justifié par :

  • des impératifs démographiques,

  • des intérêts économiques,

  • des doctrines religieuses ou idéologiques,

  • des stratégies de pouvoir.

Clause finale

La présente Charte constitue un socle universel de reconnaissance du vivant, destiné à guider les législations, politiques publiques, institutions éducatives, sanitaires et sociales, dans le respect du consentement, de la dignité et de la ConScience.

Une civilisation consciente ne force pas la vie.
Elle la protège, la choisit et la rend habitable.



🌟 XII. Conclusion

La transmission n'est pas seulement biologique.
Elle est émotionnelle, sociale, culturelle et politique.

Chaque génération transmet :

  • soit des outils de conscience,

  • soit des traumatismes non résolus.

Quand une société :

  • force les naissances,

  • nie le consentement,

  • invisibilise les violences,

  • infantilise les émotions,

elle fabrique elle-même les crises qu'elle prétend combattre.

Responsabilité civilisationnelle

Être responsable, ce n'est pas :

  • produire plus d'enfants,

  • contrôler plus de corps,

  • discipliner davantage.

Être responsable, c'est :

  • garantir des naissances choisies,

  • protéger l'enfance,

  • accompagner la maturation psychique,

  • rompre la transmission de la violence.

👉 Le futur ne se décrète pas.
Il se soigne.

Une civilisation mature ne mesure pas sa puissance
au nombre d'enfants qu'elle produit,
mais au soin qu'elle est capable d'offrir à chacun.