
Vierge & Putain
- le complexe de la madone
- la projection : pureté et body count si les femmes sont sales d'avoir couchés avec des hommes c'est que les hommes les salissent car ils les violent.
Donc c'est surtout le hommes vierges qui sont purs car eux n'ont donc assurement jamais violés, donc il n'ont pas de culpabilité liés à ca. Donc ils sont moins "souillés" par le conditionnement par la honte et son victim-blaming.
- l'hypersexualisation des femmes et des enfants (avec memes des trends et des filtres sur le syndrome de downe poour paraitre enfant...)
- le fait que la prostitution n'est jamais un choix car c'est objectiver son corps donc c'est se dissocié. C'est avoir un rapport tarifé sur la vie, sur le plus sacré de la vie.
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Déconstruire la Pureté, la Honte et la Projection
📖 Sommaire
- 1. 🤱Le Complexe de la Madone : Aimer sans Désirer, Désirer sans Respecter
- 2. 🧮 Projection, Pureté et "Body Count"
- 3. 🦄 Pureté Masculine & Inversion Symbolique
- 4. 🍑 HyperSexualisation : Fabriquer le Désir, & Punir Celles qui l'Incarnent
- 5. 📑 Prostitution : Quand le Corps devient Contrat
- 6. 👹 Le Cœur du Mensonge : Le Contrôle par la Honte
- 7. 🌀 Sortir du Clivage
Depuis des siècles, les femmes sont enfermées dans une opposition binaire :
la Vierge ou la Putain.
Pure ou impure.
Sacrée ou souillée.
Digne d'amour ou objet de désir.
Cette division ne décrit pas les femmes.
Elle révèle un système de projection.
On a divisé les femmes en deux colonnes.
La Vierge.
La Putain.
L'une est sacrée parce qu'elle n'a pas été touchée.
L'autre est dégradée parce qu'elle a été désirée.
Mais cette division ne parle pas des femmes.
Elle parle de la peur de l'autre et du désir.
🤱 1. Le Complexe de la Madone :
Aimer sans Désirer, Désirer sans Respecter
Dans l'imaginaire patriarcal, la femme respectable ne doit pas jouir.
Elle doit être pure, maternelle, élevée, presque désincarnée.
La femme désirante, elle, devient suspecte.
On la regarde.
On la consomme.
Puis on la juge.
Ce clivage permet une chose très simple :
séparer l'amour du désir pour garder le contrôle.
La Madone est intouchable.
La Putain est touchable par tous.
Dans les deux cas, la femme n'est pas sujet.
Elle est fonction.
Le "complexe de la Madone" désigne un mécanisme psychologique où une femme est soit idéalisée comme pure, maternelle et intouchable, soit réduite à un objet sexuel.
Dans cette logique :
-
La femme respectable ne doit pas désirer.
-
La femme désirante perd sa valeur.
-
La sexualité masculine est normalisée.
-
La sexualité féminine est surveillée.
Ce clivage ne protège pas les femmes.
Il les divise.
Il empêche de voir une réalité simple :
une femme peut être à la fois désirante, digne, complexe, sacrée et incarnée.
Cette dichotomie, cette binaire est le reflet de l'extrémisme de la pensée masculiniste sur la femme.
🧮 2. Projection, Pureté et "Body Count"
Le concept de "body count" réduit une personne à un nombre de partenaires sexuels.
Ce chiffre devient un indicateur de valeur morale.
Mais cette obsession révèle surtout une projection.
Lorsqu'une femme est qualifiée de "sale" parce qu'elle a eu des relations sexuelles, cela implique implicitement que :
-
la sexualité serait salissante,
-
le corps féminin serait contaminable,
-
la femme porterait la faute.
Or si l'acte sexuel est consenti et réciproque,
il ne souille personne.
Ce qui souille, ce n'est pas le désir.
C'est la VIOLence. Qui doit être portée par l'agresseur qui veut le faire porter à sa victime pour lui assurer son impunité.
La honte sexuelle féminine est historiquement liée :
-
au contrôle des corps,
-
à la filiation,
-
à la propriété,
-
à la domination.
Elle ne dit rien de la dignité réelle d'une personne.
On glorifie la virginité féminine.
On banalise la conquête masculine.
On accuse les femmes d'être "trop ouvertes".
On félicite les hommes d'être "expérimentés".
Ce double standard révèle une chose :
la sexualité masculine est pensée comme active,
la sexualité féminine comme réceptacle.
Mais aucun sexe n'est pur par abstinence.
Aucun sexe n'est impur par expérience.
La moralité ne se mesure pas au nombre de partenaires.
Elle se mesure au respect du consentement.
La seule souillure est la violence.
Et la violence ne dépend pas d'un "body count".
(Les Hommes ont bourré le crâne aux femmes pour leur dire qu'elles doivent coucher avec le moins d'hommes possible. Aujourd'hui lorsqu'elles restent célibataires, les hommes se plaignent de "l'épidemie de solitude"...)
🦄 3. Pureté Masculine & Inversion Symbolique
On entend parfois que "la femme vierge est pure".
Mais la pureté n'est pas une qualité sexuelle.
Elle est une projection morale.
La virginité ne garantit ni respect, ni absence de violence, ni conscience éthique.
Inversement, l'absence d'expérience sexuelle ne rend pas moralement supérieur.
La moralité ne se mesure pas au nombre de partenaires.
Elle se mesure à la qualité du consentement, au respect, et à l'absence de violence.
Déplacer la question de la "pureté" vers celle de la responsabilité change tout.
Donc ce serait les hommes vierges qui seraient purs de tout crime sexuels...
🍑 4. HyperSexualisation :
Fabriquer le Désir, & Punir Celles qui l'Incarnent
La culture contemporaine expose les corps féminins partout :
publicités,
clips,
réseaux sociaux,
filtres qui lissent, agrandissent, infantilisent.
On sexualise les femmes.
On sexualise même trop souvent l'esthétique enfantine.
Puis on accuse les femmes d'être "trop sexuelles".
C'est une mécanique toxique :
Créer le désir.
Projeter le désir.
Blâmer celles qui en sont l'objet.
L'hypersexualisation n'est pas la liberté.
C'est une mise en marché du corps.
Nous vivons dans une culture paradoxale :
-
On exige des femmes qu'elles soient désirables.
-
On les accuse ensuite d'être trop sexuelles.
L'hypersexualisation touche aussi les enfants :
-
filtres qui infantilisent,
-
esthétiques "baby face" érotisées (trends & filtres sur le syndrome de Down par exemple)
-
tendances qui valorisent la vulnérabilité juvénile.
Cela crée un trouble dangereux :
le corps féminin est simultanément sexualisé et culpabilisé.
La société projette le désir…
puis condamne celles qui le portent.
📑 5. Prostitution :
Quand le Corps devient Contrat
Dire que la prostitution est "un choix comme un autre" simplifie une réalité complexe.
Certaines personnes revendiquent une autonomie.
D'autres témoignent de contraintes économiques, sociales, traumatiques.
Mais une question demeure :
Que signifie vendre l'accès à son intimité ?
Quand le corps devient tarifé,
le risque est la dissociation.
Se couper pour survivre.
Séparer le corps de l'âme.
Transformer le Sacré en Transactionnel.
Ce n'est pas condamner les personnes prostituées que de questionner le système.
C'est refuser que la Dignité devienne une variable Économique.
Ce qui doit être interrogé, ce n'est pas la moralité des personnes prostituées.
C'est le système qui transforme le corps en marchandise.
Lorsque l'intimité devient tarifée,
le corps devient un outil de survie.
Le risque majeur est la dissociation :
-
se couper de soi pour supporter,
-
séparer le corps de la subjectivité,
-
monnayer l'accès à ce qui devrait être librement consenti.
La question n'est pas de juger les individus.
Elle est de questionner un modèle où l'accès au corps peut s'acheter.
👹 6. Le Cœur du Mensonge :
Le Contrôle par la Honte
La division Vierge / Putain sert un objectif :
Contrôler.
Contrôler le désir.
Contrôler la reproduction.
Contrôler la liberté.
Et surtout :
Déplacer la Honte.
Quand une femme est agressée, on demande :
Comment était-elle habillée ?
Pourquoi était-elle là ?
Combien de partenaires a-t-elle eus ?
La responsabilité glisse.
La violence se dilue.
La victime devient suspecte.
Le système protège l'ordre établi.
Le clivage Vierge / Putain n'est pas une vérité anthropologique.
C'est un outil de contrôle.
Il permet :
-
de réguler le désir féminin,
-
de maintenir des hiérarchies,
-
de déplacer la responsabilité de la violence vers les victimes.
Le victim-blaming fonctionne ainsi :
La violence est minimisée et retournée.
La conduite de la femme est scrutée.
Ce renversement est pervers car il protège l'agresseur.
Ainsi, encore en projection, nous pouvons dire que ce n'est pas "T'as mère la pute" mais "Ta mère la Violée" voire même "ton père le violeur" si on passe regarde la réalité en face.
Les humains sont la seule espece
à tuer leurs femelles.
🌀 7. Sortir du Clivage
Sortir de cette opposition implique :
-
reconnaître la sexualité comme une dimension humaine normale,
-
distinguer désir et violence,
-
replacer la responsabilité sur l'auteur des actes.
Une femme n'est ni une Madone ni une Putain.
Elle est un Sujet.
La Dignité ne dépend ni de la virginité ni du "body count".
Elle dépend du Respect.
Une femme n'est ni un sanctuaire fermé,
ni une marchandise ouverte.
Sa valeur ne fluctue pas avec ses expériences.
Sa dignité ne dépend pas de son "compteur".
La liberté sexuelle ne signifie pas l'absence de limites.
Elle signifie que le consentement et le respect sont la seule mesure.
La Pureté n'est pas l'Absence de Désir.
C'est l'absence de Violence.
8. Conclusion
La liberté sexuelle ne signifie pas l'absence de limites.
Elle signifie que le consentement et la dignité priment sur la honte et le contrôle.
La violence commence lorsque le corps d'autrui devient un objet.
La liberté commence lorsque le sujet est reconnu.
Le langage qui divise les femmes en Vierge ou Putain est un langage mort.
Il fige.
Il juge.
Il réduit.
Le langage vivant, lui, reconnaît la complexité.
Il dit :
Le Corps n'est pas une Faute.
Le Désir n'est pas une Souillure.
La Honte n'est pas une Vérité.
Ce qui Détruit, c'est la Violence.
Ce qui Répare, c'est la Reconnaissance.
👉 La Folie est de Tellement Detester avoir Tort à en Perdre la Raison
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complexe de la madone,
bodycount
ce sont les hommes vierges qui sont purs
car ils n'ont jamais violé



