L' Ego Spirituel

03/01/2025
Soyez attentif.ves à ne pas porter la spiritualité comme un badge pour flatter votre égo. dm for credit
Soyez attentif.ves à ne pas porter la spiritualité comme un badge pour flatter votre égo. dm for credit

L'égo spirituel est le Déni dans la Spiritualité : ça devient alors d'autant plus Dogmatique & Violent.


L'ego, c'est déjà la suffisance pour ne pas être humble pour ne pas respecter la vie. L'égo spirtiuel, c'est mettre ce principe là en tant que Dieu.

C'est l'Inconscient (le Déni) qui se Croit Conscient et donc meilleur que les autres. 

Alors qu'il est au moins aussi pire.

C'est croire à la perversion patriarcale comme Dieu, c'est prendre Dieu, qui est donc l'image archétypale du Narcissique, du Déni, du Mégalomane, pour faire tout ce qu'on veut. Le principe de trinité perverti et donc patriarcale par le christianisme a mis aussi beaucoup de mal.

Donc bien sur que les ego spirituels se trouvent dans la religion, mais aussi dans la philosophie, avec notamment Descartes en fer de lance et son "Je pense donc je suis" qui a sacralisé l'égo spirituel.

Faut pas oublié que la limite de la philosophie, c'est la psychologie. Sauf que les philosophes sont loiiin d'être calés en psychologie, et donc peuvent dire absolument n'importe quoi car il n'y a aucun ancrage.


C'est Déifier la Culture de la Violence - Déifier le Mal - la Fabrique du Consentement comme Spiritualité. Et ainsi passe directement dans le rang de Religion. C'est Déifier la Culture sacrifielle, dire que "Tout est Juste" : c'est FAUX & Mortifère !

Nous vivons dans une société profondément injuste à échelle mondiale à + de 90% et c'est pour cela qu'on est en écocide, en effondrement planetaire avec toutes les violences qui augmentent et tous les seuils de pollutions dépassés, la 7e limites de la Terre dépassée sur 9.

(Sources : PNUD & CIIVISE)


Les Plus Prétencieuxses sont les Plus Dangeureuxse.

Il vaut mieux avoir une Vrai Ennemi qu'un Faux Ami qui vous Trahi 

quand vous avec le Plus Besoin de Lui pour Votre Vie 

& que du coup iel Fuit : vous Abandonne car vous n'êtes plus d'aucun Profit


La Croyance du Monde Juste

Selon cette croyance, toute noble action d'une personne doit nécessairement et justement tendre à lui être bénéfique, tandis que toute action mauvaise tend à lui nuire. Autrement dit, l'hypothèse du monde juste est la tendance à considérer des événements produits ou attendus comme les conséquences d'une force universelle restaurant l'équilibre moral. Cette croyance implique généralement l'existence d'une force métaphysique : équilibre ou justice cosmique, destin, providence, etc. Elle peut aisément être la cause de sophismes, de rationalisation comme le blâme de la victime pour son propre malheur. Cette croyance tend vers la méritocratie qui n'existe pas.

Les résultats cohérents obtenus à la suite de l'application de cette théorie dans différents domaines de recherche, c'est-à-dire le lien entre une croyance forte des observateurs et leur tendance à assigner le blâme aux victimes pour la souffrance de ceux-ci, ont fait d'elle une théorie largement acceptée dans le cadre de la recherche en psychologie sociale. @Wikipedia

Cela signifie que même les personnes qui se disent athée sont aussi là dedans car c'est un biais, une croyance qui ne dépend pas de sa religion, mais de son traumatisme.


👉 Les 1 % les plus riches possèdent plus de 30 % de la richesse mondiale.
⁠👉 Les PDG des grandes entreprises gagnent 300 fois le salaire moyen d'un ouvrier, mais beaucoup sont héritiers ou issus de grandes écoles élitistes.
👉 70 % des grandes fortunes sont héritées : Aux États-Unis, environ 7 milliardaires sur 10 doivent leur richesse principalement à l'héritage, et non à leur "mérite".
👉 1 enfant sur 10 seulement accède à un niveau supérieur à celui de ses parents dans les classes les plus défavorisées en France. (Source : OCDE)
👉 L'ascenseur social est en panne : Il faut en moyenne 6 générations pour qu'une famille pauvre atteigne un revenu moyen en France.
👉 50 % des étudiants en grandes écoles viennent de milieux favorisés, contre seulement 5 % des enfants d'ouvriers. (Source : Ministère de l'Éducation)
👉 Les 10 % les plus riches investissent en moyenne 10 fois plus dans l'éducation de leurs enfants que les 10 % les plus pauvres.
👉 90 % des travailleurs pauvres (personnes ayant un emploi mais vivant sous le seuil de pauvreté) sont issus de milieux modestes.
👉 En moyenne, seulement 5 % des emplois bien rémunérés sont accessibles sans réseau ou diplôme prestigieux.


C'est en Croyant des Absurdités 

qu'on Fait des Atrocités.


Ca c'est une affiche avec laquelle j'ai grandi, tout comme "No pain, no Gain". Ces 2 citations sont complètement fausses dans le monde dans lequel nous vivons.

Le Karma : pour qu'il y ait du Karma il faut de la vie, du naturel. Or le problème de notre société est qu'elle est profondément artificielle, perverse, sortie des lois de la nature. Donc nous vivons dans un monde injuste jusqu'au fond du trognon où les agresseurs marchent main dans la main avec le déni social en toute impunité.

Pour plus de précision sur cette notion je t'invite à aller lire mon post sur le Karma et son rapport avec le militantisme.

No pain, no gain : ça aussi c'est profondément problématique car la violence et la souffrance ne sont PAS des stages de développement personnel, mais bien des atteintes traumatiques. 


Basé là dessus, alors les gens peuvent se CROIRE féministes alors qu'ils sont complètement misogynes.

C'est ainsi qu'il y a 92% de déni dans la société dans n'importe quel domaine même dans les collectif féministe (oui, malheureusement c'est à ce point que c'est pourri !) Depuis #metoo il est moins acceptable de dire qu'on violente sa femme, donc ils ne le disent plus, mais ils ne changent pas : ils mentent et sont devenus plus hypocrites. Il y a 40 ans vu que c'était plus acceptable, les hommes étaient très problématique mais moins hypocrite sur leurs faits et gestes et ils pouvaient dire "oui je l'ai giflé et si elle recommence je elle se prendra la deuxième". Aujourd'hui ces propos sont moins accepté, et font de vous une très mauvaise réputation. Et pour les narcissiques, ce qui est de plus important, c'est l'image. Et donc quoi de mieux que d'avoir une image féministe, de sauveur pour se faire reluire l'égo, meme si derriere la porte de son foyer il fait de la violence conjugale. Hey oui, c'est malheureux mais c'est ainsi. 

Donc pour rentrer dans un collectif féministe : déjà veiller à la formation, avoir des formations sur les mécanismes des violences et la culture du viol et comment accueillir la parole d'une victime, c'est la Base. Et pour ca il y a toutes les formations gratuites sur le site de NousToutes mais aussi Aborder la Violence qui est une chaine de victimologie.

La seule posture qu'il faut avoir pour ne pas faire grossir les égos et leur violence


Et comment les agresseurs justifiesnt leurs violences ? par le Déni, avec le proceder de projection qu'on appelle DARVO, qui est aussi l'explication du Triangle de Karpman :

 acronyme pour « nier, attaquer et inverser la victime et l'agresseur » (Deny, Attack, and Reverse Victim and Offender). Il s'agit d'une stratégie de manipulation extremement courante dans le contexte de violences psychologiques. L'agresseur nie que l'abus ait eu lieu, attaque la victime pour avoir tenté de tenir l'agresseur responsable et prétend qu'il est en réalité la victime dans la situation, inversant ainsi la réalité des rôles. Cela implique généralement non seulement de « jouer la victime », mais aussi de blâmer la victime.


Ainsi l'agresseur se fait passer pour la victime et joue au sauveur pour se reluire l'égo car il est tellement immature qu'il est en détresse psychique pour n'avoir aucune capacité pour se remettre en question dans ses méfaits : et c'est ca qu'on appelle les Fous Dangereux.

Et oui il y a aussi beaucoup de femmes misogynes malheureusement qui sont donc aussi dans ce schéma là, celle qu'on nomme les "femmes fortes" les "girl boss".




cette longue video existe aussi en 7 episodes.


La video a pour titre les émotions mais il parle également de comment l'égo spirituel s'est implanté.

Une étude montre que 

plus une personne toxique se dit fidèle à la religion, 

plus elle est toxique.


C'est totalement le contraire de ce que reflète l'opinion publique ; à savoir : plus une personne est fidèle à la religion, plus elle est honnête et de bonne intention.


Ce biais rend certains leaders religieux toxiques extrêmement dangereux.
Ils jouissent d'une immunité rarement remise en question par l'opinion publique. Les victimes qui osent dénoncer les crimes commis sont systématiquement discréditées par la remise en question de leur santé mentale, de leur vertu et de leurs intentions.
C'est ce qu'il s'est passé quand je me suis intéressée à l'histoire de @penielle.co . J'ai reçu des dizaines de messages de diffamation pour discréditer sa parole. Aucun de ces messages ne traitait les faits que Penielle reproche à son agresseur présumé, mais uniquement sa réputation à elle. Et même si ces diffamations avaient été vraies, rien au monde ne justifie qu'une personne subisse des abus, encore moins de l'ampleur de ceux décrits par Penielle. Les abus dénoncés méritent une investigation sérieuse. Personnalité publique religieuse ou non.
Les totox religieux, eux, sont rarement soumis à des enquêtes sérieuses pour étudier les crimes dont ils sont accusés.
L'aura de la religion, le soutien sans failles de leurs adeptes, les lave de tout soupçon.
Les victimes ne savent plus vers qui se tourner et sont réduites au silence.
La relation que tu entretiens avec Dieu et avec ta foi n'a pas besoin d'un intermédiaire humain pour être pure. Les personnalités toxiques en quête de pouvoir sont attirées par les statuts de leader religieux.
Les premiers signes qui pourraient t'alerter sont :
- la recherche de la popularité par la mise en avant du leader plus que de son groupe, de la foi (mise en scène, spectacles, médiatisation…)
- l'enrichissement du leader
- l'image grandiose, l'idolâtrie du leader qui trahit une glorification hors norme de la part de ses fidèles 

Pauline Bade, Dr en Science et thérapeute de victimes de trauma narcissiques

Il y a de bonnes séries documentaires sur Netflix : Parcours de Tyrans - How to become a cult leader - la serie documentaire sur Osho, ou encore sur Raël.



Choix d'Incarnation 
& les Annales Akashiques
(Manuel Celeste...)

rajout 14 aout 2026

Il existe une version de la croyance en un monde juste qui ne se présente pas en costume d'institution, comme la méritocratie, mais en costume de sagesse. Elle dit ceci : **si cela t'est arrivé, c'est que ton âme l'avait choisi avant de naître.** Et elle ajoute qu'il existe quelque part un registre où tout était déjà écrit.
Deux phrases, deux dispositifs. Les deux méritent d'être ouverts.

## 1. Les annales akashiques : un concept français de 1854, rebaptisé en sanskrit


C'est le point qui surprend le plus, et il est solide.
**Le mot est authentiquement indien.** *Ākāśa* (आकाश), de *ā-* + √*kāś*, « briller, apparaître ». On le trouve dans les Upaniṣad — *Taittirīya Upaniṣad* II.1 : « de ce Soi est né l'espace ». Il désigne l'espace, l'éther, le milieu où le son se propage. Dans le Vaiśeṣika, c'est l'une des neuf substances ; dans le Sāṃkhya, l'un des cinq *mahābhūta*.
**Attention au raccourci, cependant** : « le cinquième élément dans les traditions indiennes » est faux dès qu'on quitte l'hindouisme. Le bouddhisme ne compte que **quatre** grands éléments — terre, eau, feu, air — et *ākāśa* n'en fait pas partie. Le jaïnisme en fait une substance non-vivante, pas un élément. Si vous écrivez « le cinquième élément », précisez : dans le Sāṃkhya.
**Mais dans aucune de ces traditions *ākāśa* n'est une archive.** C'est un milieu, pas une bibliothèque. Le glissement vers « registre de tous les événements, consultable par voyance » n'est pas indien.
### D'où il vient réellement
Le syntagme *akashic records* est attesté comme terme technique chez **Charles Webster Leadbeater**, théosophe anglais, dans *Clairvoyance* (Theosophical Publishing Society, 1899), au chapitre VII. Et Leadbeater lui-même écrit ceci — c'est la citation la plus utile de tout le dossier :
> « The word is in truth somewhat of a misnomer […] Like so many others of our Theosophical terms, the word ākāsha has been very loosely used. »> *« Le mot est en vérité assez impropre […] Comme tant d'autres de nos termes théosophiques, le mot ākāsha a été employé de façon très relâchée. »*
**Ce n'est pas Blavatsky.** L'attribution est courante et elle est fausse : Blavatsky parle de « **lumière astrale** », « le miroir universel qui reflète chaque événement et chaque pensée ». Son *Theosophical Glossary* (1892) a une entrée « Âkâsa » — aucune entrée « Akashic Records ». L'index de référence de *La Doctrine secrète* non plus.
Et la « lumière astrale » elle-même n'a rien d'oriental : elle vient d'**Éliphas Lévi**, *Dogme et rituel de la haute magie* (Germer Baillière, 1854-1856), dans la lignée du mesmérisme européen.
**Le trajet réel est donc celui-ci :** un concept de l'occultisme français des années 1850, repris par la Théosophie qui lui donne un nom sanskrit vers 1899, diffusé par Rudolf Steiner sous le nom de *Akasha-Chronik* — « chronique », pas « registres » — dans *Lucifer-Gnosis* entre 1904 et 1908, puis popularisé aux États-Unis par **Edgar Cayce** à partir d'octobre 1923.
Autrement dit : **on présente comme une sagesse immémoriale de l'Inde une idée européenne qui a cent-soixante-dix ans et un nom d'emprunt.**
C'est exactement le motif qu'on retrouve ailleurs — le hoʻoponopono à quatre phrases, vendu comme hawaïen ancestral, sort d'un livre américain de 2007. Le vernis d'ancienneté est le premier outil de l'ego spirituel : *ce n'est pas moi qui le dis, ce sont les Anciens.*
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## 2. Le choix d'incarnation : l'idée est vraiment vieille, son usage est vraiment neuf
Ici il faut être honnête dans l'autre sens. **L'idée d'un choix de vie avant la naissance n'est pas une invention new age.** Elle est chez Platon.
*République*, livre X, le mythe d'Er. Les âmes tirent au sort un ordre de passage, puis choisissent leur vie prochaine. Et le héraut prononce la formule qu'on cite partout :
> **αἰτία ἑλομένου· θεὸς ἀναίτιος** (617e4-5)> « La responsabilité appartient à celui qui choisit, Dieu n'est point responsable. »> *(trad. Robert Baccou, Garnier-Flammarion, 1966)*
Voilà. La phrase existe, elle a vingt-quatre siècles, et elle dit bien ce qu'on lui fait dire.
**Sauf qu'elle ne dit pas ce qu'on lui fait dire.** Quatre choses, dans le texte même :
1. **L'ordre de choix est tiré au sort.** Les dernières âmes n'ont plus que les restes. Ce n'est pas un marché libre.2. **Le choix est dicté par l'habitude.** Platon précise (619c-d) que les âmes choisissent selon le caractère contracté dans la vie antérieure, *sans philosophie*. Ce n'est pas une décision éclairée, c'est une répétition.3. **Elles boivent ensuite au Léthé.** Le plan, si plan il y a, est effacé par construction.4. **C'est un μῦθος**, explicitement encadré comme récit rapporté par un mort revenu.
Et surtout — c'est le point décisif — **cette formule est une théodicée.** Elle répond à la question « pourquoi le mal, si les dieux sont bons ? » et sa fonction est de **dédouaner le dieu**. La retourner en « donc ta souffrance relève de ta responsabilité » transforme un argument sur la providence en un argument contre les victimes. Platon ne parle pas de ce que ton beau-père t'a fait à sept ans.
### Et du côté des traditions indiennes ?
**Ce n'est pas un choix, c'est une détermination.** La renaissance y est mue par le *kamma* et la soif, pas par une décision. Personne ne signe rien.
Le *Bardo Thödol* contient bien une section intitulée « le choix de la porte de la matrice » — mais lisez-la : le défunt y est « poussé de-ci de-là par le vent toujours mouvant du karma », et le texte prévient que « sous l'influence du karma, de bonnes matrices peuvent paraître mauvaises et de mauvaises paraître bonnes ». C'est une instruction de dernier recours, soufflée à un mourant qui a déjà échoué à se libérer, dans un état où sa perception est faussée. **C'est l'inverse exact d'un plan pré-natal lucide.**
Deux précautions : la traduction où l'on trouve ces titres est celle d'**Evans-Wentz (1927)**, qui était lui-même théosophe — même milieu, même vocabulaire. Pour une lecture philologique, il faut passer par Gyurme Dorje (Penguin Classics, 2005), et sur la fabrication occidentale du « bouddhisme tibétain », par Donald Lopez, *Prisoners of Shangri-La* (University of Chicago Press, 1998).
### Le carton rouge : le Bouddha réfute explicitement le fatalisme karmique
C'est la meilleure carte du dossier, et presque personne ne la joue.
Dans le ***Sīvaka Sutta*** (Saṃyutta Nikāya 36.21), on demande au Bouddha si tout ce qu'une personne éprouve est causé par ce qu'elle a fait antérieurement — *sabbaṃ taṃ pubbekatahetu*. Il **rejette la thèse**, et énumère huit causes des sensations : la bile, le phlegme, le vent, leur conjonction, le changement de saison, les soins irréguliers du corps, **l'agression extérieure**, et en dernier seulement le mûrissement du karma.
*L'agression extérieure.* Le Bouddha met « quelqu'un t'a fait du mal » dans la liste des causes, à côté du climat et de la bile, et il refuse qu'on ramène tout au karma. Dans *Titthāyatana Sutta* (AN 3.61), il range même le « tout vient des actes antérieurs » parmi les vues qui mènent à l'inaction.
**Celui qu'on invoque pour dire « c'était ton karma » a dit le contraire, par écrit, il y a deux mille cinq cents ans.**
### Les versions modernes
- Michael Newton, *Journey of Souls*, Llewellyn, 1994 — hypnose régressive, aucun protocole contrôlé.- Robert Schwartz, *Courageous Souls*, Whispering Winds Press, **2007**, republié sous le titre *Your Soul's Plan*, North Atlantic Books, 2009. *(Pour l'antériorité, citez 2007.)*
**Contrepoids empirique**, et il est net : Meyersburg, Bogdan, Gallo & McNally, « False memory propensity in people reporting recovered memories of past lives », *Journal of Abnormal Psychology*, 118(2), 2009, 399-404. Les personnes rapportant des souvenirs de vies antérieures produisent significativement plus de **faux souvenirs** en laboratoire, avec une idéation magique et une absorption plus élevées — sans aucune différence de mémoire correcte ni de QI. Ce n'est pas une meilleure mémoire. C'est une plus grande facilité à en fabriquer.
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## 3. Ce que le karma fait mesurablement aux victimes
On sort des textes, on entre dans les données. Et là, ce n'est pas une impression : c'est mesuré.
**White & Willard, « Victim blaming and belief in karma », *Asian Journal of Social Psychology*, 2024.** Expérience préenregistrée, transculturelle, **N = 831** — hindous indiens, bouddhistes singapouriens, Américains croyant au karma. On évalue une victime sans consigne, puis une autre en demandant de « penser au karma ».
Résultats : l'amorce karmique **fait baisser les traits positifs** attribués à la victime. Chez les croyants forts, elle **augmente l'attribution de responsabilité personnelle** (b = 0,47) — et l'attribution à une vie antérieure encore davantage (b = 0,81). Aux États-Unis, elle **réduit le sentiment de ressemblance** avec la victime (b = −0,41). La responsabilité perçue médie le jugement négatif : c'est le profil classique du raisonnement motivé décrit par Lerner.
**White, Norenzayan & Schaller, *Personality and Social Psychology Bulletin*, 45(8), 2019, 1184-1201.** La croyance au karma corrèle à la croyance en un monde juste : **r = .38** aux États-Unis, **r = .38** en Inde. Et elle prédit l'attribution karmique du malheur *après contrôle* de la croyance en la justice et de la croyance en Dieu — c'est donc un facteur propre, pas une simple variante.
Une nuance qui les honore : l'attribution est **sélective**. On l'applique quand le malheur suit un acte antisocial, pas quand il suit un acte prosocial. Le karma est convoqué quand il permet de juger.
> **Honnêteté sur ce point.** Je n'ai trouvé **aucune étude quantitative reliant spécifiquement les croyances « new age » au blâme des victimes** — ce champ n'existe pas sous cette étiquette. La littérature solide porte sur le **karma**. Ne fabriquez pas la référence manquante : celle qui existe suffit largement.
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## 4. « Ça m'a fait grandir » : ce qu'on croit savoir, et ce qu'on sait
L'argument final de l'ego spirituel est toujours le même : *regarde ce que tu es devenue grâce à ça.*
Il existe une mesure de cela — l'inventaire de croissance post-traumatique de **Tedeschi & Calhoun** (*Journal of Traumatic Stress*, 9(3), 1996, 455-471), 21 items, cinq dimensions. Et il existe une réfutation, qui est l'un des résultats les plus dérangeants de la psychologie récente.
**Frazier, Tennen, Gavian, Park, Tomich & Tashiro, « Does self-reported posttraumatic growth reflect genuine positive change? », *Psychological Science*, 20(7), 2009, 912-919.** Le protocole est simple et imparable : on mesure les gens **avant**, puis on retrouve ceux à qui un événement traumatique est arrivé entre-temps, et on mesure **après**. On compare la croissance *réelle* (le changement mesuré) à la croissance *perçue* (l'inventaire rétrospectif).
Verdict, mot pour mot :
> « PTGI scores generally were unrelated to actual growth in PTG-related domains. Moreover, **perceived growth was associated with increased distress** from pre- to posttrauma, whereas **actual growth was related to decreased distress**. »
Les deux ne se recouvrent pas. Et la croissance *perçue* va de pair avec **plus** de détresse, pas moins.
**Infurna & Jayawickreme, *Current Directions in Psychological Science*, 28, 2019**, donnent l'ordre de grandeur : les études prospectives trouvent une croissance réelle chez **5 à 25 %** des personnes. Les études rétrospectives — celles qui demandent aux gens s'ils ont grandi — annoncent **58 à 83 %**. L'écart *est* le phénomène.
> **Ne surchargez pas.** La phrase défendable est : *la croissance post-traumatique auto-déclarée ne correspond pas au changement mesuré ; elle ressemble davantage à une reconstruction narrative qu'à une transformation.* La phrase indéfendable est *« la croissance post-traumatique n'existe pas »* — les designs prospectifs en trouvent chez 5 à 25 % des gens, et Tedeschi & Calhoun ont répondu que la croissance perçue a sa valeur propre. Mentionner le débat rend le propos inattaquable.
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## 5. La règle qui tranche : première personne, deuxième personne
Voilà où tout cela mène, et c'est la seule chose à retenir si on ne retient qu'une chose.
**La même phrase n'a pas le même effet selon la bouche qui la prononce.**
Dite **par la personne elle-même** — « j'ai fait quelque chose de ça, ça m'appartient » — c'est une reprise d'autorité sur un récit qui lui avait été volé. Ça peut être authentiquement réparateur, et personne n'a le droit de le lui retirer, pas même au nom des données.
Dite **par quelqu'un d'autre** — « ton âme l'avait choisi », « tout arrive pour une raison », « c'est ton karma » — c'est l'inverse exact : ça éteint la dette de l'agresseur en la convertissant en contrat pré-natal, et ça oblige la personne lésée à trouver du sens à ce qui n'était qu'un abus de pouvoir.
Ce n'est pas une nuance de politesse. C'est mesuré aussi. Le *Social Reactions Questionnaire* (Ullman, *Psychology of Women Quarterly*, 24(3), 2000) distingue les réactions **hostiles** — le blâme franc — des réactions **« non soutenantes »** pourtant bien intentionnées : minimiser, détourner, presser de passer à autre chose, **recadrer l'épreuve en leçon**. « Tout arrive pour une raison » tombe très exactement dans cette dernière catégorie. Celle des gens qui veulent aider.
**C'est rigoureusement la même règle que pour la gratitude.** On ne remercie pas son agresseur de nous avoir agressée ; on se remercie soi-même d'avoir eu la ressource de s'en sortir. Première personne : un remède. Deuxième personne : un poison.
La ligne de partage n'est pas entre le spirituel et le matérialiste. **Elle est entre qui tient la plume qui écrit le sens de ce qui t'est arrivé.**
Et le contournement spirituel, c'est le nom de ce qui se passe quand on prend la plume à quelqu'un d'autre. Le terme est de **John Welwood**, dans « Principles of Inner Work: Psychological and Spiritual », *The Journal of Transpersonal Psychology*, 16(1), 1984, 63-73 :
> « I have come to call this tendency to try to avoid or prematurely transcend basic human needs, feelings, and developmental tasks, **'spiritual bypassing'**. »
*(Le titre de l'article ne contient pas l'expression — beaucoup le citent comme « Welwood, 1984, Spiritual Bypassing », c'est faux. Il l'a remaniée en 2000 sous le titre « Between Heaven and Earth » dans* Toward a Psychology of Awakening*, Shambhala. Pour l'antériorité, citez 1984.)*
Il existe depuis 2017 une échelle validée — la **Spiritual Bypass Scale** (Fox, Cashwell & Picciotto, *Spirituality in Clinical Practice*, 4(4), 274-287), 13 items, deux facteurs, n = 661. Elle corrèle à la détresse psychologique. **Mais elle est transversale et auto-rapportée : elle montre une association, pas un effet.** Ne lui faites pas dire plus.
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## 6. Les citations à ne jamais reprendre
Elles circulent toutes dans ce champ, et aucune n'est authentifiée.
**« Nous ne sommes pas des êtres humains vivant une expérience spirituelle, mais des êtres spirituels vivant une expérience humaine »** — attribuée à Teilhard de Chardin. Aucune occurrence localisée dans son œuvre ; l'attribution est contestée de longue date. C'est la citation la plus probable dans un article sur l'ego spirituel : c'est aussi celle qu'il ne faut pas mettre.
**« What you resist persists »** et **« Tant que vous ne rendez pas l'inconscient conscient, il dirigera votre vie et vous appellerez cela le destin »** — attribuées à Jung. Introuvables dans les *Œuvres complètes*.
**Et surtout, du côté du Bouddha** (recensées par Bodhipaksa, *I Can't Believe It's Not Buddha!*, Parallax Press, 2018) :
- « Tout ce qui nous arrive est le résultat de ce que nous avons pensé, dit ou fait. Nous seuls sommes responsables de nos vies. » — **non canonique, et doctrinalement contredite par SN 36.21.** C'est la pire de toutes : elle fait dire au Bouddha l'exact contraire de ce qu'il a dit.- « Chaque expérience, aussi mauvaise soit-elle, contient une bénédiction. » — non canonique.- « La douleur est inévitable, la souffrance est optionnelle. » — non canonique.
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## Ce qu'il reste à vérifier avant impression
Par honnêteté, six points n'ont pas pu être ouverts en source primaire lors de cette vérification. Ils sont recoupés et convergents, mais ce n'est pas la même chose :
1. Le plein texte d'*Isis Unveiled* (1877) et de *La Doctrine secrète* (1888) — pour affirmer que le terme *akashic records* n'y figure pas, un Ctrl+F s'impose.2. La première mention supposée chez Olcott, *The Buddhist Catechism*, 1881.3. Le texte grec en amont de la formule de Platon, à collationner sur Burnet (OCT, 1902) ou Slings (OCT, 2003) — les éditions anciennes divergent.4. Les tailles d'effet de la méta-analyse Dworkin, Brill & Ullman, *Clinical Psychology Review*, 72, 2019 (référence sûre, résultats chiffrés non lus).5. La conclusion de Quote Investigator sur la citation de Teilhard.6. Le millésime exact de la traduction Chambry aux Belles Lettres.
Rien de tout cela ne change le fond. Mais autant savoir où sont les endroits qui n'ont pas encore été ouverts — c'est la seule différence entre une vérification et une impression de vérification.
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*Protocole de ConScience aMi · Agdistys · CC BY-SA 4.0*




La Limite de la Philosophie est la Psychologie


Erasme & l'Eloge de la Folie

Éloge de la folie ou également La Louange de la sottise ou encore La Louange de la folie, est une déclamation écrite en latin en 1509 par Érasme et imprimée pour la première fois en 1511 à Paris chez Jehan Petit et Gilles de Gourmont, puis réimprimé ne varietur (sans altération) en août 1511 à Strasbourgchez Mathias Schurer.

Après en avoir conçu les grandes lignes au cours de ses voyages sur les routes d'Italie et d'Allemagne, Érasme révisa et développa son travail, à l'origine écrit en une semaine, pendant son séjour chez Thomas More (auteur de L'Utopie - utopiste, humaniste). On considère que c'est l'une des œuvres qui ont eu le plus d'influence sur la littérature du monde occidental et qu'elle a été un des catalyseurs de la Réforme. L'ouvrage sera mis à l'Indexen 1557 lors de la Contre-Réforme.

L'oeuvre commence avec un éloge imité de l'auteur satirique grec Lucien de Samosate, dont Érasme et Thomas More avaient récemment traduit l'œuvre en latin. Le ton devient plus sombre dans une série de discours solennels, lorsque la folie fait l'éloge de l'aveuglement et de la démence et lorsqu'on passe à un examen satirique des superstitions et des pratiques pieuses dans l'Église ainsi qu'à la folie des pédants. Érasme était récemment rentré profondément déçu de Rome, où il avait décliné des avances de la Curie romaine (ensemble des institutions administratives du Saint-Siège et l'organe central du gouvernement de l'Église catholique). Peu à peu la folie prend la propre voix d'Érasme qui annonce le châtiment. L'essai se termine en décrivant selon l'auteur les véritables idéaux chrétiens.


La Suite de l'Article :


Et voici une super série de films documentaires pour bien mieux se comprendre :

le 4 est prévu pour 2025


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