Selon les principes de démocratie ouverte pour une société du faire ensemble, il ne s'agit pas juste de donner des outils aux citoyens pour qu'ils et elles donnent leur avis, encore faut-il changer le rapport à l'écoute de nos élus.
Des concertations publiques, des budgets participatifs, quasiment toutes les grandes communes en proposent. Chaque institution publique a sa propre plateforme pour donner son avis, déposer des pétitions, répondre à des enquêtes pour améliorer son quotidien. Mais qui y répond ? Toujours les mêmes.
Il y a 4 grands freins à la participation citoyenne :
- La fracture numérique et sociale :
- Tout le monde n'a pas l'élan d'utiliser le numérique pour répondre à des questionnaires. Quand bien même, ce serait pour leur bien
- Et même avec des réunions publiques en présentiel, les horaires sont rarement adaptées à tous et toutes.
- Le faible intérêt pour le sujet :
- Quel intérêt de demander l'avis de la population sur la modification de l'alinéa 3 d'un obscur article du code civil ? Avec un sujet aussi mal formulé, les citoyens s'épuisent et ne prennent même pas le temps de s'intéresser aux prochaines propositions
- Le manque de communication :
- Vous pouvez faire ouvrir autant de consultations que vous voulez, si personne n'est au courant, vous aurez un taux de participation très marginal
- Le flou sur l'utilité de la démarche :
- A quoi bon donner mon avis, si derrière je ne suis pas écouté ?
- Est-ce que je valide juste un civic washing des élus en participant à leur processus ?
Face à ça, les 3 piliers de la démocratie participative deviennent centraux :
- Rendre visible ce qui existe
- Faire preuve d'empathie à travers la coopération et la remise en question
- Faire preuve d'humilité à travers le droit d'interpellation et la gouvernance partagée
Le droit d'interpellation, à travers les pétitions peine à trouver sa place, en témoigne la quantité indécente de pétitions signées ces dernières années sur les sites officiels et associatifs.
La transparence et la communication, en revanche, commencent à se mettre en place. A travers les plateformes de données ouvertes (type data.gouv.fr) par exemple, ou des sites qui recensent l'ensemble des concertations publiques qui pourraient vous concerner, en fonction de votre localisation (type opinoi.fr)